20 mai 2007

Réflexion terre à terre (I)

dressEn général au Canada (ça s’est avéré vrai pour les trois provinces où j’ai habité, sur 10 provinces et trois territoires, ça ne fait qu’un faible pourcentage, mais j’ose la généralité), quand on entre dans une maison, on enlève ses chaussures. J’ai mis du temps à m’y habituer, mais l’idée n’est pas bête, c’est même pratique quand c’est sa propre maison. Quand c’est la maison des autres par contre, c’est moins plaisant, la perspective de ne pas avoir à nettoyer n’étant plus là pour compenser le désagrément, il faut se convaincre qu’être polie en vaut la peine. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour être réinvité !

Je trouve ça encore un peu surréaliste de me balader en chaussettes à l’hôpital, à la bibliothèque ou à la salle de sports, mais on s’y fait, on s’y fait. Et enlever ses chaussures dans certains lieux publics n’est nécessaire que dans certaines régions, celles où on est le plus susceptible de porter d’énormes godillots plein de neige, boue, et autres sympathiques petites choses…

Un des soucis avec cette histoire d’enlevage de chaussures systématique – et c’est un énoooorme souci, on est loin de l’anecdote – c’est pour les soirées un peu habillées. Aller chez des amis pour un dîner avec une mignonne petite robe et les chaussures à talons qui vont avec, et se retrouver en collant et à plat remet sérieusement en question l’harmonie (et l’élégance) de la tenue. Sans compter que la partie du collant destinée à être cachée sous des chaussures n’est que rarement montrable pour cause de trous ornés de vernis à ongles empêchant le filage fatal. Ce qui a une fâcheuse tendance à « déglamouriser » l’ensemble, mine de rien.

Certaines tenues ne peuvent se passer de chaussures, c’est aussi simple que ça. Un homme en smoking et chaussettes, sérieusement… A moins que ça soit très très tard dans la nuit, comme lorsque l’on enlève ses chaussures en sortant de boîte parce qu’on ne peut plus faire un pas perchée sur des talons, et que marcher pieds nus sur un trottoir par ailleurs peu ragoûtant reste la seule option envisageable.

De plus, certaines chaussures (par ailleurs magnifiques) étant des instruments de torture tout à fait importables dans toute situation où plus de trois pas par heure sont requis, elles sont parfaites pour les dîners chez des amis où le plus long périple sera d’aller chercher je ne sais quoi à la cuisine. Si on doit les enlever en arrivant, leur destin déjà relativement limité se retrouve réduit à faire joli sur le paillasson… avant de rejoindre le placard. En plus des quelques minutes du trajet qui se doit d’être le plus motorisé possible pour la survie des pieds les portant.

Posté par ishkueu à 05:58 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Réflexion terre à terre (I)

    encore un point commun, on enlève ses chaussures aussi à Tahiti

    Mais seulement chez les particuliers... Pas encore à l'hôpital ou à la bibliothèque !

    Tu ne souffres pas trop des odeurs, parfois ?

    Posté par , 20 mai 2007 à 06:42 | | Répondre
  • ge > Aaaahhhh, incroyable! Seulement comme tu as grandi avec cette habitude, peut-etre t'est-elle plus instinctive? Parce que pour moi c'est plus du domaine de l'acquis que de l'instinct
    Les odeurs en fait, pas du tout, ca n'a jamais ete un probleme, meme dans une piece avec 15 ou 20 personnes sans chaussures... Va savoir. D'un autre cote il fait moins chaud (heureux euphemisme), peut-etre que ca aide :p

    Posté par ishkueu, 21 mai 2007 à 06:02 | | Répondre
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