28 août 2007
Décidément
C’est tragique. J’abandonne à moitié mon fidèle compagnon de route, mon cher blog, tout ça pour me consacrer à des tas de choses relativement peu importantes mais qui prennent tant de temps comme construire des bibliothèques de mes blanches mains (sous l’égide de notre sauveur à tous, ce beau suédois dont on ne peut se passer), travailler, dormir, sortir, vivre, tout ça tout ça. Et voilà que ce matin, Nulle Part me remettant dans le droit chemin (je suis passée dire bonjour à mon fossé préféré pour deux petites semaines – un peu humide et froid, le fossé, mais toujours aussi charmant) je retarde le moment de me mettre à travailler en écrivant toute une diatribe, me l’envoie soigneusement par e-mail, l’efface de l’ordi sur lequel je me trouvais, travaille, rentre à l’hôtel, me connecte et me prépare à poster ce magnifique morceau de littérature quand…. aaaahhhh… le syndrome de la pièce jointe non-jointe a encore frappé. A mes dépends, qui plus est.
L’objet de l’article était
pourtant passionnant, à savoir la littérature. Parce que grande nouvelle, je me
suis remise à lire. Depuis une semaine et demie, ne crions pas victoire, mais
qu’est-ce que ça fait du bien ! Je crois que mon vieux vice qui m’avait
presque désertée depuis quelque temps s’est réinstallé pour un bout de temps,
et que les retrouvailles furent belles. Je rentre dans mon Centre du Monde dans
un mois et demi, et ma deuxième, non, troisième priorité est de remplir ma
valise de livres français. Je snobe l’anglais c’est décidé, Churchill et les
sous-marins des eaux canadiennes attendront. Sans compter que réapprendre
l’histoire et la géographie vues par d’autres yeux est épuisant, on essaye de
me faire croire qu’il y a sept continents. Les bornes de mon esprit ont besoin
d’un petit répit.
14 août 2007
Gonflé de sa propre importance
Depuis que je suis rentrée à Demi Chez-Moi, j’essaye de
me réhabituer à mon bureau déserté depuis si longtemps… Je n’ai pas changé
d’entreprise, seulement j’étais prêtée à une boîte par ma propre boîte (en
gros), et me voilà donc de retour dans ma conserve d’appellation contrôlée. Et
je découvre avec un étonnement parfois amusé (quand j’arrive à prendre le recul
nécessaire et vital à toute vie en entreprise, à mon humble avis) les poissons
qui s’agitent dans la conserve en question. Je commence tout juste à lever le
nez du guidon, après un bon mois de retour au bureau, et arrive enfin à rire de
tous ces aspects politiques qui sont parfois véritablement épuisants.
08 août 2007
Délices déraisonnables
Aaaahhhh, un autre de mes sujets de prédilection, le
café… Il n’arrive pas encore tout à fait à la cheville du temps en terme
d’obsession mais il a clairement une place de choix dans ma vie, surtout
matinale. Je me suis habituée au café canadien et l’apprécie à sa façon, je le
vois comme un breuvage chaud et réconfortant tout à fait essentiel à un (bon)
démarrage de journée (de boulot). Cette boisson n’a évidemment rien à voir avec
le café en France, le seul point commun entre les deux boissons étant le nom et
la température. Les orgies de vrai bon café étant d’ailleurs un des grands
plaisirs de mes retours en France…
Seulement le bureau a trouvé un moyen tordu et efficace
de me pousser au vice. Du café est mis à notre disposition au bureau, à volonté,
seulement ce café est tellement mauvais que ce qui était un plaisir devient
simplement une habitude. Une amie du bureau a donc décidé de le boycotter, et
va dans le bistrot (ou la version canadienne qui se rapproche le plus d’un
bistrot) d’à côté acheter un café à emporter presque tous les matins (tout est
dans la relativité : le café français est petit et fort, c’est donc aussi
rapide de le boire sur place que de l’emporter, tandis que le café canadien est
très, très, très dilué ce qui fait qu’un café est au minimum 250mL – une
canette, à peu près – et il est donc nécessaire de l’emporter, sous peine de ne
pas avoir le temps de le boire… ou de prendre une pause d’une heure et demie).
Ayant une capacité de résistance fort limitée lorsqu’une amie cherche à me convaincre
de partir en quête de café buvable, je me laisse systématiquement embarquer…
Mauvaise idée s’il en est, vu qu’à côté du café (presque) digne de ce nom se
trouvent les muffins de la tentation, tout chauds, énoooormes, avec les bords
dorés et légèrement croustillants comme on les aime, et il m’est absolument
impossible de les ignorer.
07 août 2007
Epoustouflant (au moins)
Alors là… Là… Je suis soufflée. Je bossais tranquillement
(ou bossotais, comme dirait ma maman) quand j’entends de la musique. Jusqu’ici
rien d’anormal, il arrive souvent que mes collègues mettent de la musique, et
de par la magie des ‘cubicles’, on en profite tous. La plupart des personnes
mettent des écouteurs, et ceux l’écoutent avec des haut-parleurs le font très
doucement, ce n’est pas du tout gênant. Toujours est-il que je tends l’oreille,
curieuse de savoir ce que la personne écoute, et qu’entends-je ???? Garou.
Oui, j’ai bien dit Garou, à l’autre bout du Canada, dans un endroit anglophone
s’il en est. Certes, la collègue qui a mis la musique en question est
francophone de l’Ontario et on parle souvent en français, mais tout de même, je
n’aurais pas cru entendre Garou au bureau un jour !
03 août 2007
Et si…
Décidément, c’est la période des coups de gueule en ce
moment ! Je pourrais parler du soleil, du voyage du week-end dernier, de
la visite d’amies de Hong-Kong et de toutes les anecdotes amusantes qui y sont
liées, du feu d’artifice de mercredi soir… Seulement point du tout, le sujet du
jour est tout autre.
01 août 2007
Oreille gelée
C’est quand on ne peut plus le faire que l’on s’aperçoit à quel point frétiller des oreilles est un luxe. C’est vrai, je suis allée chez le dentiste hier, il m’anesthésie toute la partie inférieure droite (enfin on se fout pas mal du côté !), et pouf, me voilà paralysée de l’oreille droite. Sensation étrange s’il en est. Je touche mon oreille, et… rien. Je gratte mon oreille, et… toujours rien. Elle a fini par se décongeler (ils disent « gelé » en anglais, pour anesthésié, c’est une expression que je trouve assez amusante), heureusement, et je suis bien contente de pouvoir recommencer à m’agiter des oreilles à loisir !