Petits riens essentiels

Pour le plaisir de l'anecdotique...

10 septembre 2007

Un dimanche matin comme un autre

soudeurAlors ce matin, petite expérience très intéressante : premier cours de soudure. Voui je prends des cours de soudure le dimanche matin, tôt, si tôt, allez savoir. Une amie a lancé l’idée, j’ai trouvé ça suffisamment débile pour être partante, et je crois que l’émulation mutuelle a fait que ni l’une ni l’autre ne s’est dégonflée, on était toutes les deux très sages, une torche à la main, ce matin à 9h30 après une heure de cours théorique – ou plutôt de « si vous faites ça ça explose, si vous faites ça ça fait mal, si vous faites ça ça brûle… ». Kaï kaï kaï.

En me levant vers 6h30, j’avais trop la tête à l’envers pour vraiment réaliser. Quand je suis passée chercher mon amie j’avais toujours la tête à l’envers mais commençais doucement à faire ma kéké (« mais tout va très bien aller, c’est rigolo, allez, pas de souci on gère »), dans la salle de cours j’étais en terrain connu, mais une fois la torche à la main, alors là, tout de suite je rigolais moins. On allume le gaz, puis on fait une étincelle et ça fait PPPOOOOFFFFF en s’allumant, puis on règle la flamme, puis on allume l’oxygène, et puis on règle la flamme. Le tout sans laisser tomber la torche, avec les lunettes fumées sur les yeux, et sans se brûler. Bah oui ça serait bête quand même. Et sans diriger la flamme vers son voisin, ni vers son professeur d’ailleurs, un peu de retenue.

Sans faire le récit détaillé de toutes les étapes nécessaires pour faire une soudure à l’oxyacétylène (la technique de cette semaine, j’aime bien utiliser des grands mots – sans avoir la moindre idée de la traduction en français, mais avec les accents on arrive presque à y croire), le bilan de la matinée est assez joli. Le petit doigt de mon gant gauche a pris feu (heureusement ça pue donc j’ai pu éviter le désastre, que voulez-vous mon petit doigt est trop petit ou le gant trop grand, et j’ai beau plier les doigts le gant ne veut rien entendre). J’ai confondu un morceau de bois avec une brique, et autant la brique fond quand on insiste un peu, autant le bois brûle sans insister du tout. Et j’ai attrapé un morceau de fer qui n’avait pas du tout, mais alors pas du tout eu le temps de refroidir. Très mauvaise idée, maintenant je ne touche plus rien sans gants vu que le métal ne te dit pas s’il est chaud, cet imbécile. Sauf quand il est rouge mais alors là même avec gants je ne le touche pas, honnêtement. Mais. J’ai encore tous mes sourcils et tous mes cheveux, j’ai attaché plein de plaques de métal ensemble et je suis trop trop fière de mes œuvres que je vais rapporter en France pour les exposer sur la cheminée de ma maman (d’abord), ET mon prof m’a montrée en exemple à mon voisin, c’est trop la classe.

Maintenant j’ai des super pouvoirs, c’est tout! 

Posté par ishkueu à 03:03 - Aventures et mésaventures - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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