28 avril 2008
Chat du matin…
N’ayant guère l’habitude de vivre avec ces animaux étranges
que sont les chats, l’expérience est toujours un peu étrange lorsqu’il m’arrive
d’en cotoyer. Or voilà 8 jours que je cohabite avec une de ces créatures fort
gracieuses. Tâchant tous les deux d’être le plus civilisé possible nous nous
regardons droit dans les yeux, la bestiole et moi, et tâchons de trouver un
terrain d’entente qui nous convienne à tous les deux. Ca fonctionne plutôt pas
mal dans l’ensemble, on se dit bonjour, échange des civilités tout à fait
respectables pour le référentiel chat-humain, tout ça tout ça.
21 avril 2008
Hum.
Les gens sont étranges, parfois… Une course de
10km était organisée à Demi Chez-Moi aujourd’hui, dimanche, donc. A partir de…
8h. Du moins il fallait y être à 8h (du matin bien entendu) pour des questions
d’organisation. Or il a neigé avant-hier (phénomène tout à fait aberrant pour
la région, c’est aussi difficile à croire que la neige à Paris il y a une
semaine ou deux), et il devait faire à peu près zéro degré, ce matin. Il y a
donc 55 000 (et le chiffre n’est pas juste pour impressionner, c’est le vrai
nombre de personnes inscrites aussi bizarre que cela puisse paraître !!!) qui
se sont levées à 7h du matin un dimanche matin pour aller courir 10km par zéro
degré. L’humanité est étonnante.
11 avril 2008
Théorie du bonjour
Depuis que je suis rentrée en France, tout le monde
s’accorde à m’appeler ‘madame’. C’est un complot, une coalition faite pour me
faire croire que je suis adulte et que mes belles années sont derrière moi
alors que pas du tout, je sais pertinemment qu’il ne faut tout de même pas
déconner, l’adultitude n’est en aucun cas une de mes revendications !
Menfin.
10 avril 2008
Chauvinisme international
J’aime bien les faux-amis entre le français et l’anglais,
enfin seulement quand je les connais et que je les maitrise, entendons-nous
bien. Un de ceux qui commencent à m’irriter un chouïa est le fameux « library ».
Je le connais par cœur, je sais pertinemment qu’une « library » est
une bibliothèque et ça ne me posait aucun souci jusqu’au jour où mon cerveau a
décidé de mettre une alarme dès que ce mot se formait dans mon esprit. Ce qui
fait que je bute systématiquement dessus, maintenant. Groumph.
09 avril 2008
Pustulitude aiguë
C’est quand même dingue, voilà que l’exposition prolongée
au soleil du papier journal qui me sert de peau provoque tout plein de petits
boutons rouges oh-so-charming sur mes mains, et à l’endroit à la base du cou
dont ils donnent le nom dans le Patient Anglais mais que j’ai oublié (on a les
références que l’on peut, que voulez-vous). A partir de maintenant, règle
numéro 1, ne pas partir au soleil sur un coup de tête. Ou plutôt, ne pas partir
dans un endroit qui a une chance sur dix d’être ensoleillé sur un coup de tête.
Ou alors encore mieux, toujours être préparée à une exposition fortuite au
soleil, quitte à me gaver d’oenobiol solaire six mois de l’année. Il parait que
c’est souverain pour les allergies au soleil, or à moins de m’être roulée dans
les orties à l’insu de mon plein gré, c’est bien la seule explication que je
vois… Un comble, début avril en Bretagne. Fichtre.
08 avril 2008
Curatae, curatum, curistes…
Histoire de varier un petit peu les plaisirs, je suis
allée faire une demi-journée de cure de thalassothérapie… Après avoir commencé
à évacuer les toxines de la pourritude de ces derniers mois, de l’hiver, de la
grisaille, du « il faut » qui devient du « il faudrait »
puis du « il aurait fallu » par manque d’énergie aigüe, un après-midi
à me faire masser par de l’eau de mer me paraissait tout à fait indiqué. Certes,
je me pourrisgate, et autant en profiter !
N’ayant jamais fait de latin mais ayant en revanche consciencieusement appris l’alphabet grec, ma responsabilité ne peut être engagée sur l’intelligence du titre, c’est entendu.
07 avril 2008
Météo des plages
Il parait qu’il a neigé tout partout, aujourd’hui. Ou
plus précisément cette nuit. Et c’est là où je bénis le micro-climat breton,
car que je n’ai vu que du soleil ! J’étais partie dans l’idée d’une cure
de sommeil et d’air pur loin de la grisaille parisienne, et voilà qu’il faut
que je me tartine de crème solaire, ma peau blanc-cul (je ne me résouds pas au
verdâtre) ne résistant décidément à… rien. Je vais donc réussir à avoir presque
bonne mine quand la ville entière sera en train d’essayer de se remettre d’avoir
vu de la neige en avril. Oh les doux bonheurs mesquins de la vie…
03 avril 2008
...
Test concluant ce soir: je sais encore allumer un feu. Et
je suis bien contente, parce que les feux c’est beau et ça réchauffe. Et j’aime
bien les choses qui sont belles et qui réchauffent. Et qui sentent bon, aussi.
Je pourrais tout de même peaufiner ma technique, car je pense que j’aurais
moins fait la fière dehors, sans cheminée donc, et avec du bois mouillé. Dire
que j’ai su, dans le temps, dans une autre vie. D’un autre côté, la seule
circonstance où il me paraît acceptable d’apprécier un feu en extérieur étant
sur la plage avec des amis et quelques bières et surtout quand il ne pleut pas,
je pense que mes compétences sont suffisantes à partir de désormais et jusqu’à
dorénavant. Ugh.