01 mai 2008
Rencontres
Passant un temps certain à faire le trottoir grâce à mes deux bêbêtes qui n’ont pas encore appris à prendre l’ascenseur toutes seules, je découvre tout un monde parallèle, c’est super rigolo. Forcément, à force de promener les chiennes je rencontre souvent les mêmes personnes et reconnais les chiens des autres. Puis les propriétaires desdits chiens, forcément. Il y a les pas sympas qui m’agressent dès que je fais trois pas étant convaincus que mes chiennes pourtant modèles de sagesse (hum, wannabes, tout au moins, c’est un début) vont bouffer leur saucisson sur patte en l’occurrence carrément hargneux. Il y a les trouillards qui traversent à l’arrache dès qu’ils me voient arriver, histoire de ne surtout pas avoir à gérer la rencontre de chiens – sans compter que mes chiennes sont connues pour être les dévergondées du quartier, bien entendu, on a sa réputation. Il y a les sympas mais prudents, qui tiennent leurs chiens tout en disant bonjour, je les aime bien ceux-là – forcément, je fais souvent pareil. Il y a ceux tout aussi sympas et un peu moins sur la défensive qui proposent de laisser les chiens se dirent bonjour tout en papotant et en échangeant les nouvelles du quartier, comme la dernière gastro qui coure parmi le monde canin (non non je ne rigole pas, il faut se tenir à la pointe de l’actualité ! Je suis sûre que les mamans échangent tout plein d’infos sur les dernières pelles en plastique au bord du bac à sable, non mais oh). Et puis il y a ceux qui au contraire s’en foutent pas mal et viennent te taper la discute sans tenir compte de l’éducation que tu cherches en vain à inculquer à tes chiennes, à savoir à ne pas sauter sur tout chien qui passe à moins de 10 mètres. Grumph. Sympa, mais parfois frustrant.
Ca, ce n’était que la saga des propriétaires de chiens, parce qu’il y a aussi tout l’apanage des caractères des passants, qui vont de la harpie la plus hallucinante au vieux monsieur absolument charmant et touchant de par sa détresse à peine voilée…