Petits riens essentiels

Pour le plaisir de l'anecdotique...

04 mai 2008

Quintessence de la paresse

Décider que l’on est tout ­à fait incapable et de cuisiner quoique ce soit, et de sortir acheter de quoi se sustenter. Se rabattre sur la seule option viable, à savoir magic téléphone et toutes les livraisons à domicile. Choisir un resto indien fort alléchant, et découvrir que le montant minimum de la livraison implique nécessairement beaucoup trop de nourriture. Se convaincre que c’est en réalité parfait vu que cela nous fera le déjeuner du lendemain, si ce n’est pas de l’organisation de haut niveau tout ça… Recevoir la nourriture et découvrir que c’est encore meilleur que prévu, et que c’est suffisant pour au moins trois repas et non deux. Beaucoup, beaucoup trop manger et se dire que décidémment, les principes organisationnels basés sur la paresse ont leur faiblesses…

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03 mai 2008

Divagations temporelles

En ce moment, je passe mon temps ­à courir derrière la vie. C’est épuisant, et pour autant j’ai tout à fait conscience qu’il va me falloir pas mal de temps avant de la rattraper mais peu importe, la vie a son rythme et je ne peux que m’y adapter de mon mieux - ou au moins mal, tout au moins.

Je trouve qu’il y a des moments, comme ça, où son propre rythme est complètement désynchronisé du rythme de la vie, et où on passe son temps à se bagarrer pour s’adapter – ou pour ralentir ou accélérer la vie, on a parfois l’occasion de pouvoir agir sur la vie directement selon les choix que l’on fait. Seulement pas toujours, il y a un certain nombre de circonstances où c’est la vie qui décide, avec son humour à contretemps, et à nous de prendre ou de laisser. C’est un peu triste de laisser, tout de même, alors on prend, on galère, on râle et puis surtout on court.

Ceci dit je fais partie de ces personnes qui ont besoin de prendre le temps d’observer, de réfléchir, de profiter, et j’ai donc bien souvent un infime morceau de mesure de retard, même quand le rythme est relativement tranquille… Just in time, comme diraient les manufacturiers. Mais ceci est une autre histoire où les mots procrastination et travail dans l’urgence tiennent une place non négligeable. Ce n’est plus une question de rythme, mais une question de décalage (ou offset). D’une logique imparable, ou CQFD comme dirait ma maman.

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02 mai 2008

Supplice de la goutte d’eau ou la théorie du moins pire

Choix insurmontable s’il en est : option numéro 1, regarder une émission de télé par bouts de 30 secondes et demi tant la connexion est mauvaise et devoir reconnecter le réseau wifi qui saute toutes les deux minutes et demi, le tout bien confortablement installée dans un fauteuil les pieds sur la table basse. Option numéro 2, se déplacer péniblement vers le bureau pour se poser sur une chaise très moyennement confortable parce que très droite mais où la connexion est potentiellement potable. Ou alors, option numéro 3, tout laisser tomber et aller méditer sur les difficultés de la vie moderne du fond de son lit. Mmmm, le débat n’est pas clos (je découvre l’orthographe de ‘clos’, soit dit en passant, je ne l’aurais certainement pas epelé comme ça !).

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01 mai 2008

Rencontres

Passant un temps certain à faire le trottoir grâce à mes deux bêbêtes qui n’ont pas encore appris à prendre l’ascenseur toutes seules, je découvre tout un monde parallèle, c’est super rigolo. Forcément, à force de promener les chiennes je rencontre souvent les mêmes personnes et reconnais les chiens des autres. Puis les propriétaires desdits chiens, forcément. Il y a les pas sympas qui m’agressent dès que je fais trois pas étant convaincus que mes chiennes pourtant modèles de sagesse (hum, wannabes, tout au moins, c’est un début) vont bouffer leur saucisson sur patte en l’occurrence carrément hargneux. Il y a les trouillards qui traversent à l’arrache dès qu’ils me voient arriver, histoire de ne surtout pas avoir à gérer la rencontre de chiens – sans compter que mes chiennes sont connues pour être les dévergondées du quartier, bien entendu, on a sa réputation. Il y a les sympas mais prudents, qui tiennent leurs chiens tout en disant bonjour, je les aime bien ceux-là – forcément, je fais souvent pareil. Il y a ceux tout aussi sympas et un peu moins sur la défensive qui proposent de laisser les chiens se dirent bonjour tout en papotant et en échangeant les nouvelles du quartier, comme la dernière gastro qui coure parmi le monde canin (non non je ne rigole pas, il faut se tenir à la pointe de l’actualité ! Je suis sûre que les mamans échangent tout plein d’infos sur les dernières pelles en plastique au bord du bac à sable, non mais oh). Et puis il y a ceux qui au contraire s’en foutent pas mal et viennent te taper la discute sans tenir compte de l’éducation que tu cherches en vain à inculquer à tes chiennes, à savoir à ne pas sauter sur tout chien qui passe à moins de 10 mètres. Grumph. Sympa, mais parfois frustrant.

Ca, ce n’était que la saga des propriétaires de chiens, parce qu’il y a aussi tout l’apanage des caractères des passants, qui vont de la harpie la plus hallucinante au vieux monsieur absolument charmant et touchant de par sa détresse à peine voilée…

Posté par ishkueu à 22:50 - Musings - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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