01 février 2009

Rigolo mais moyennement drôle

Ah, je suis contente, je vais pouvoir râler avec tout plein de bonnes raisons, chouette. Soirée cas d’école dans le style « enchaînement de merdes », ce fût grandiose. Départ en catastrophe du bureau à 18h (l’aube, il faut bien le dire) pour cause de rendez-vous de médecin, course en voiture et à pied pour passer promener les monstresses, redémarrage sur les chapeaux de roue (avec les bêtes dans le coffre, détails qui ont leur importance) vers le centre de Paris, et… voyant rouge qui bippe et clignote au milieu de la rue Royale. Oui oui, celle-là même qui va de la Madeleine à la Concorde, absolument parfaite pour s’arrêter en catastrophe pour cause de voiture qui proteste. N’ayant absolument pas l’intention de faire fondre mon moteur je m’arrête vaille que vaille (c’est là où on bénit ses habitudes et son sans-gêne parisiens), et re-remplit mon petit radiateur desséché. Redémarrage sur les chapeaux de roue, garage miraculeux sur une place permise qui se trouvait là par un hasard ébahissant, et pfiou, petite pause dans les ennuis.

Il fallût bien repartir, et une fois aux Invalides (je crois que les monuments ont des effets relativement désagréables sur ma petite voiture, je n’approuve guère ses minauderies de pseudo ingénue…) rebelote, voyant rouge, bip bip fort désagréable, et je re-remplis le radiateur. Que j’avais rempli à ras-bord une heure plus tôt. Cherchez l’erreur. Assez pessimiste quant à l’état de mon circuit de refroidissement (mais point encore assez), je repars gaillardement, tout en gardant l’idée brillant d’éviter le périph’ n’imaginant même pas l’enfer de la panne dans ces conditions. Et poum, re-rebelote, ce coup-ci à 10 minutes en voiture et 40 minutes à pied de chez moi. Ce coup-ci, avec un moteur qui commençait sérieusement à fumer… Et là, grand moment de solitude : le liquide de refroidissement que je verse avec soin s’écoule avec non moins de soin sur le côté du radiateur, de part un magnifique trou de 3mm de diamètre. Minimum. Mmmmm. Joie. Dernière tentative de redémarrage simplement pour essayer de regagner mes pénates, et surtout pour garer la voiture dans un endroit un chouïa moins périlleux, tout ça pour un dernier cri d’agonie de la voiture… Aaarrrggghhh.

Début de la seconde partie du périple, impliquant deux chiens infernaux car évidemment sentant que ce n’est absolument pas le moment de désobéir (je maudis l’esprit de contradiction chez tout autre que moi), un taxi hélé à la rescousse oubliant l’interdiction formelle de prendre des bestiaux dans sa voiture tant il était mort de rire devant l’arche de Noé ubuesque et désespérée qui se présentait à lui, un arrêt à la banque car c’est évidemment dans ces moments-là qu’on n’a pas un centime sur soi, et un retour au home sweet home arrosé de cidre car rien ne peut être complètement épouvantable quand il y a du cidre dans l’équation.

Ma seule conclusion est que décidément, ma boîte a bien raison d’avoir une politique ferme quant à l’interdiction d’utiliser des voitures personnelles pour des déplacements pro, vu que c’est juste la deuxième fois que ma voiture me lâche la veille d’un périple ! Serait-elle encore plus paresseuse que moi ?…

Posté par ishkueu à 10:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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