24 mars 2009
Tapis
Idée débile, une fois de plus… J’ai acheté un tapis. Un
super tapis de notre suédois préféré qui fait tout fabriquer en Pologne, soit
dit en passant, noir et blanc, parfait. Le but avoué de ce tapis n’étant pas
d’habiller le sol ni de faire joli, mon opinion quant aux tapis étant assez
mitigée, mais tout bonnement d’amortir les clics clics sans doute
insupportables pour mes voisins du dessous que font les griffes de mon chien
sur le parquet. Attentionné de ma part, n’est-il pas ? Je suis la voisine
parfaite, c’est dit. (Il serait plus exact de dire que je suis le cauchemar de
l’immeuble, je plaide responsable mais non coupable, votre honneur) (mes
voisins sont très compréhensifs, heureusement, sinon je serais déjà sur le
troittoir avec toutes mes affaires) (enfin une voisine a bien essayé, mais les
autres voisins s’y sont opposé, ouf).
Ceci dit la cause du tapis, a savoir la terreur tournoyante
de la maison s’avère un danger public sur un tapis. Elle adore jouer dessus, ce
qui est positif, en revanche du coup trouve très drôle de faire dérapage sur
démarrage sur le tapis, et réussit la prouesse de le mettre en boule en environ
deux secondes et demi. Ce qui est éminemment dangereux pour toute personne
ayant l’idée étrange d’avoir posé un verre sur une table, elle-même sur le
tapis. * soupir *
22 mars 2009
Flashback
Etonnante découverte pourtant si prévisible… Il est de
ces choses que l’on croit classées et qui ne sont qu’enfouies. Une réaction ou
un sentiment suite à une situation, par exemple. On croit que l’on a enfin
assimilé, que l’on ne vous y reprendra plus, et paf, un geste, une parole, un
ton, un regard et tout revient. La sensation de malaise, le mal-être inhérent
au rejet, la gaucherie provoquée par le jugement.
De même, on croit avoir oublié certaines lâchetés,
certaines actions pourtant tellement inacceptables. On pense que tout cela
appartient à une vie antérieure, bien éloignée de ces jours-ci. Que nenni. Il
en faut tellement peu pour que la rancœur et l’écoeurement revienne, la colère
n’est en réalité pas bien loin.
Et quelle importance, pourtant. La vie a depuis longtemps
repris le dessus, l’eau a coulé, le quotidien et le bonheur se foutent de
toutes ces petitesses. Petitesses qui ne se laissent pas oublier si facilement,
et s’amusent à rejaillir à la moindre faiblesse. Un jour, un jour…
04 mars 2009
Flan pistache… ou l’objet verdâtre tout à fait identifié
Dans les petites anecdotes amusantes, je passe à la boulangerie (étant encore pour le moins effrayée par le mot ‘plaque de cuisson’, ce n’est pas une phobie banale, j’entends bien) et tombe en arrêt devant un flan vert. Renseignement pris, il s’agirait d’un flan pistache. Six ans de Canada m’ayant formée à toutes sortes d’aliments de couleurs variés – et si possible fluos, et de consistances étranges je m’empresse d’en acheter une part.
Et là grand moment. Je demande à la boulangère ce qu’elle
en pense, et elle me répond qu’elle a gouté le flan pistache et le flan coco,
parce qu’elle n’aime pas le chocolat et que nature ne lui dit rien. Et elle
continue, d’un air très inspiré : mais on goûte une fois, pas deux. […]
Silence. Je m’enquiers de ce qu’elle entend par là : c’est vraiment si
mauvais que ça, c’est très lourd, on tombe malade ?... Ou peut-être la
couleur déteint-elle, qui sait ?
La raison est en réalité plus simple au point qu’elle en
serait presque décevante, à force d’en vendre et de travailler dans une
boulangerie toutes ces patisseries ne font plus envie. Certes. Je comprends
bien. Mais quelle étrange façon de vanter ses produits !
02 mars 2009
Re-vamping
Il faudrait que je m’attaque au décor de ce lieu à
tendance insalubre, un de ces jours. Je n’ai jamais été vraiment convaincue par
l’assortiment de couleurs, ce qui était presque passable sur un écran s’est
révélé absolument criard sur les autres, et l’ensemble n’est guère plaisant.
Les photos me plaisent toujours mais sont nettement moins d’actualité, ma
fréquentation de Nulle Part s’étant éteinte de sa belle mort, Demi Chez Moi
étant devenu une destination de vacances (privilégiée, certes, mais vacances
malgré tout), mes pérégrinations s’orientant maintenant vers une autre partie
du monde.
Le Centre du Monde a toujours une place primordiale - étant redevenu ma base, et il me faudrait maintenant rajouter l’Europe en général et un p’tit bout d’Afrique du Nord. Italie, Espagne, Allemagne, Suisse, Finlande, Suède, Slovaquie, Maroc, Tunisie… C’est l’incroyable chance de la France et de l’Europe, être si proche de tant de pays différents. Quand on est canadien, il faut vraiment mettre énormément de bonne volonté (et d’argent !) pour quitter son pays. Les Etats-Unis sont en général pas loin, sachant qu’une grande majorité de canadiens vivent sur une bande de 500 km le long de la frontière des Etats-Unis, seulement tout voyage au-delà des Etats-Unis implique au grand minimum 5 heures de vol.