Petits riens essentiels

Pour le plaisir de l'anecdotique...

24 mars 2009

Tapis

Idée débile, une fois de plus… J’ai acheté un tapis. Un super tapis de notre suédois préféré qui fait tout fabriquer en Pologne, soit dit en passant, noir et blanc, parfait. Le but avoué de ce tapis n’étant pas d’habiller le sol ni de faire joli, mon opinion quant aux tapis étant assez mitigée, mais tout bonnement d’amortir les clics clics sans doute insupportables pour mes voisins du dessous que font les griffes de mon chien sur le parquet. Attentionné de ma part, n’est-il pas ? Je suis la voisine parfaite, c’est dit. (Il serait plus exact de dire que je suis le cauchemar de l’immeuble, je plaide responsable mais non coupable, votre honneur) (mes voisins sont très compréhensifs, heureusement, sinon je serais déjà sur le troittoir avec toutes mes affaires) (enfin une voisine a bien essayé, mais les autres voisins s’y sont opposé, ouf).

Ceci dit la cause du tapis, a savoir la terreur tournoyante de la maison s’avère un danger public sur un tapis. Elle adore jouer dessus, ce qui est positif, en revanche du coup trouve très drôle de faire dérapage sur démarrage sur le tapis, et réussit la prouesse de le mettre en boule en environ deux secondes et demi. Ce qui est éminemment dangereux pour toute personne ayant l’idée étrange d’avoir posé un verre sur une table, elle-même sur le tapis. * soupir *

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01 février 2009

Rigolo mais moyennement drôle

Ah, je suis contente, je vais pouvoir râler avec tout plein de bonnes raisons, chouette. Soirée cas d’école dans le style « enchaînement de merdes », ce fût grandiose. Départ en catastrophe du bureau à 18h (l’aube, il faut bien le dire) pour cause de rendez-vous de médecin, course en voiture et à pied pour passer promener les monstresses, redémarrage sur les chapeaux de roue (avec les bêtes dans le coffre, détails qui ont leur importance) vers le centre de Paris, et… voyant rouge qui bippe et clignote au milieu de la rue Royale. Oui oui, celle-là même qui va de la Madeleine à la Concorde, absolument parfaite pour s’arrêter en catastrophe pour cause de voiture qui proteste. N’ayant absolument pas l’intention de faire fondre mon moteur je m’arrête vaille que vaille (c’est là où on bénit ses habitudes et son sans-gêne parisiens), et re-remplit mon petit radiateur desséché. Redémarrage sur les chapeaux de roue, garage miraculeux sur une place permise qui se trouvait là par un hasard ébahissant, et pfiou, petite pause dans les ennuis.

Il fallût bien repartir, et une fois aux Invalides (je crois que les monuments ont des effets relativement désagréables sur ma petite voiture, je n’approuve guère ses minauderies de pseudo ingénue…) rebelote, voyant rouge, bip bip fort désagréable, et je re-remplis le radiateur. Que j’avais rempli à ras-bord une heure plus tôt. Cherchez l’erreur. Assez pessimiste quant à l’état de mon circuit de refroidissement (mais point encore assez), je repars gaillardement, tout en gardant l’idée brillant d’éviter le périph’ n’imaginant même pas l’enfer de la panne dans ces conditions. Et poum, re-rebelote, ce coup-ci à 10 minutes en voiture et 40 minutes à pied de chez moi. Ce coup-ci, avec un moteur qui commençait sérieusement à fumer… Et là, grand moment de solitude : le liquide de refroidissement que je verse avec soin s’écoule avec non moins de soin sur le côté du radiateur, de part un magnifique trou de 3mm de diamètre. Minimum. Mmmmm. Joie. Dernière tentative de redémarrage simplement pour essayer de regagner mes pénates, et surtout pour garer la voiture dans un endroit un chouïa moins périlleux, tout ça pour un dernier cri d’agonie de la voiture… Aaarrrggghhh.

Début de la seconde partie du périple, impliquant deux chiens infernaux car évidemment sentant que ce n’est absolument pas le moment de désobéir (je maudis l’esprit de contradiction chez tout autre que moi), un taxi hélé à la rescousse oubliant l’interdiction formelle de prendre des bestiaux dans sa voiture tant il était mort de rire devant l’arche de Noé ubuesque et désespérée qui se présentait à lui, un arrêt à la banque car c’est évidemment dans ces moments-là qu’on n’a pas un centime sur soi, et un retour au home sweet home arrosé de cidre car rien ne peut être complètement épouvantable quand il y a du cidre dans l’équation.

Ma seule conclusion est que décidément, ma boîte a bien raison d’avoir une politique ferme quant à l’interdiction d’utiliser des voitures personnelles pour des déplacements pro, vu que c’est juste la deuxième fois que ma voiture me lâche la veille d’un périple ! Serait-elle encore plus paresseuse que moi ?…

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30 janvier 2009

Lutte des classes (II)

(...)

Mon palmarès est plus difficile à énumérer mais non moins prestigieux : tout ce qui n’a pas encore été attaqué dans la maison (l’effort est constant mais le résultat probant, j’ai encore un certain nombre de meubles, de livres et de vêtements – il me reste même des murs, jusqu’ici tout va bien), une grand-mère chien encore vaillante malgré les innombrables croche-pattes et autres attaques vicieuses d’Iznogoudette, deux jambes et deux bras en bon état (car la déstabilisation du pouvoir se compose d’une savante alternance de sape mentale et attaque physique), et une monstresse encore vaillante (la sape mentale passant par un certain nombre d’actions kamikazes suivies d’une manipulation éhontée dont l’élément principal se trouve être deux grands yeux noirs et une tête penchée avec de grandes oreilles tombantes, le tout exprimant un désespoir profond auquel nul ne saurait résister).

Les effets secondaires en revanche sont impitoyables : les promenades frénétiques à toute heure du jour et de la nuit, échevelée, parfois même en pyjama, des sacs plastiques dépassant d’une poche et un torchon de l’autre ont définitivement établi ma réputation dans le quartier. Je suis la terreur des grand-mères et des petits-enfants, les poussettes changent de trottoir, les propriétaires attrapent leur caniche géant dans leur bras (véridique !), les joggeurs ralentissent et se collent au mur… Les cavalcades dans l’escalier en bois qui résonne avec une grand-mère chien au goût prononcé pour le toboggan et une monstresse adorant remuer la queue contre la porte de CHAQUE voisin a particulièrement amélioré ma popularité dans l’immeuble.

Il faut du temps pour mettre des réformes en place et asseoir pouvoir et popularité ; je continue gaillardement le bras de fer tout en peaufinant ma campagne de communication. Un nouveau point sera fait dans quelque temps. De nouvelles élections n’auront ce pendant pas lieu, le pouvoir se voulant absolu.

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28 janvier 2009

Lutte des classes (I)

J’ai beau essayer de ne pas trop parler de mes chiens, c’est presque mission impossible vu le temps que je passe à m’en occuper, et à y penser, ces temps-ci. Du coup tant qu’on y est, petit topo : les deux éléments composant la presque meute de la maisonnée sont une grand-mère caractérielle, sourde et surtout têtue et donc qui prétend ne pas entendre, et une jeune monstresse qui ambitionne de devenir maître du monde. Après avoir terrassé avec facilité la grand-mère qui l’ignore et l’évite avec superbe, elle s’est tout naturellement attaqué à son autre interlocutrice privilégiée, moi-même. O joie.

C’est donc un bras de fer permanent qui se joue depuis maintenant presque 14 mois, la wannabee calife s’étant tout de même adressée à un adversaire relativement coriace. Je revendique un point d’avance – qu’elle contesterait sans vergogne si on s’avisait de lui poser la question, ce que l’on évitera donc de faire. La partie est malgré tout serrée. A son tableau des victoires se trouvent : un canapé, un soutien-gorge, de multiples pansements (dont la situation de d’origine est sur son ventre, de préférence), du papier peint, quelques plinthes, un panier, de multiples menus de sushis malencontreusement laissé à portée de dents, de multiples cloques (dont la situation finale est sur ma main bien entendu), un sac entier de multiples items de pharmacie comme une boîte de nurofen, quelques boîtes de fil dentaire, des rasoirs (son ambition éclipsant parfois son intelligence par ailleurs brillante), une paire de chaussures, sans compter tout ce que j’ai préféré oublier.

(...)

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30 janvier 2008

Glamouritude (*) extrême (II)

Quant à la promenade du chien, quelle vaste rigolade. Imaginez la scène. Je promène les deux chiennes (le bébé avec laisse et la grande sans laisse, ouf, ça limite un peu la casse en terme de tricot) le matin à l’aube, en pyjama (comme quoi 5 ans et demi au Canada ont laissé plus de traces qu’il n’y parait), les cheveux ébouriffés et le visage gonflé. Mon niveau de glamouritude laisse déjà très clairement à désirer, je vous l’accorde. Et voilà que le bébé chien tout mignon tout choupinet se réincarne en monstre qui tire sur la laisse, s’arrête, descend du trottoir, se jette dans les pattes de la grande chienne, s’enroule autour de mes pieds version momie ou comment te faire tomber le plus rapidement possible, se glisse par tous les endroit où un microbe haut comme une pomme et demi et à quatre pattes passe sans problème tandis que le spécimen pseudo humain d’un mètre soixante-quinze qui se trouve être au bout de la laisse et si possible sur deux pieds ne peut y songer… Spécimen humain qui n’a pas encore complètement renoncé à éduquer ledit monstre, et donc alterne entre la harpie, le clown de service, et la mémère qui parle à ses chienchiens. *Sigh*. Histoire de compléter le tableau et porter l’estocade à la glamouriture, étant une citoyenne presque consciencieuse et n’appréciant ni les trottoirs souillés ni les PVs plus que salés, je ramasse les excréments et me balade donc ne ressemblant à rien, une chienne au bout d’une laisse au bout d’un bras, une deuxième chienne supposément au bout de ma voix et un sac de merde au bout de l’autre bras. Mmmmm, qué bonheur. Je pense que le type qui m’adresse la parole dans ces circonstances risque fort de récolter un regard éberlué et méfiant face à tant d’inconscience ! Sans compter que je suis tellement occupée à « gérer » les chiennes qu’il y a une chance non négligeable que je ne remarque même pas que l’on m’adresse la parole…

Je n’ai pas testé le « emprunter un bébé à une de vos amies et l’emmener jouer au parc afin de séduire un jeune papa fraîchement divorcé ou un oncle inconscient s’étant proposé pour promener son neveu tout-nouveau-tout-beau par votre savoir faire et vos instincts maternels incontestables » mais j’imagine qu’il doit assez facilement se comparer à la promenade des chiens… Je vois bien le gamin envoyer du sable tout partout, hurler, brailler, se rouler dans le sable etc etc… Et je ne vois pas comment la personne responsable du gamin peut lever les yeux plus de deux secondes et demi pour évaluer les potentiels de célibataire de la gent masculine environnante au risque de perdre le gamin de vue ou de se retrouver à devoir gérer une catastrophe nucléaire, comme un coup de pelle malencontreux à sa petite voisine de bas à sable !

(*) Expression que je me suis permis d’emprunter ici tant elle me parle…

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29 janvier 2008

Glamouritude (*) extrême (I)

Si j’ai bien retenu les b-a-ba des conseils pour célibataires ne souhaitant pas nécessairement le rester (que ces conseils soient prodigués par un magazine prenant soin d’une partie non négligeable de son lectorat ou du manuel du petit-castor-devenue-pseudo-célibattante), en dessous du « faire les courses maquillée et en talons aiguilles, qui sait, peut-être votre prince charmant se trouve t-il au milieu des laitues » se situe le « promener son chien d’un air nonchalant et sophistiqué, oser risquer les œillades langoureuses auprès de la population masculine peuplant le trottoir au moment-dit ». Quelle blague !

Les laitues ne m’ont jamais terriblement convaincue, étant donné que j’ai naturellement tendance à prendre l’air méchant et à ronchonner lorsque je fais mes courses, tant la corvée m’enthousiasme. Et tant je suis concentrée pour essayer de ne pas oublier un des produits de la liste de oh, allez, dix produits au moins. Ce qui n’est pas évident, je vous assure. La seule fois où j’ai bien ri avec un comparse shopper de l’extrême, c’est le jour où mes deux mains gauches ayant encore frappé mon pied droit m’a sauvé la mise : j’ai fait tomber un paquet de thé (ou autre), et en essayant de le rattraper au vol le paquet s’est mis à rebondir, faire des sauts périlleux et galipettes arrières jusqu’au moment où mon pied droit, d’un mouvement gracile, s’est interposé sur sa trajectoire et a réussi je ne sais comment à renvoyer le paquet sur l’étagère, presque comme si de rien n’était. Le jeune homme innocent qui regardait le café à côté était fort impressionné – et je dois dire que moi aussi.

A suivre !

(*) Expression que je me suis permis d’emprunter ici tant elle me parle…

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22 janvier 2008

Monstre presque volant parfaitement identifié

Depuis le 23 décembre 2007 (jour historique s’il en est), un bébé chien nous a débarqué sur le poil. Le plus mignon des bébés chiens du monde, bien évidemment, mais aussi le plus vicieux, têtu, agité etc etc des bébés chiens. Et je découvre donc la vicissitude des bébés beaucoup trop mignons qui usent et abusent de leurs charmes pour nous faire tourner en bourrique. Je découvre le sentiment de panique absolu que le silence peut procurer – plus je mets de temps à « entendre » le silence et plus la bêtise est énorme – , je découvre le coup du battement de cœur qui saute quand je la vois arriver avec un objet particulièrement précieux et/ou fragile dans la gueule (toute fiérote, bien évidemment), et je découvre la lassitude que peut engendrer le fait de prononcer le mot « non » deux millions de fois par seconde. Ainsi que le sentiment d’avoir vieilli de 40 ans au bas mot, vu la décrépitude de mon vocabulaire « assis, non, doucement, non, viens-ici, non, nooooon, non, descend, va chercher, apporte, non, noooon , arrête, non »…. Pfff. Les discussions philosophiques s’en sont pris un grand coup dans la figure, c’est moi qui vous le dit !

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Interlude pacifiquesque

Histoire de ne pas faillir à ma réputation de jet-setteuse internationale, me voilà de retour à Paris après deux semaines passées dans ma petite ville de bord de mer préférée. Oui oui, j’ai nommé mon Demi-Chez Moi de la côte Ouest canadienne. Séjour éclair de deux semaines pendant lesquels j’ai accompli ce que je ferais normalement en trois mois minimum, étant une fervente adepte du principe « une mission par jour ». Et vu qu’on bosse chaque jour, ça ne laisse que le week-end ou presque. Et comme le week-end, se lever, s’habiller et se doucher (dans les grands jours) sont des exploits en soi, le sentiment d’auto-satisfaction devant le devoir accompli arrive généralement sans trop d’efforts.

J’ai donc réussi à casser ma voiture, la réparer (enfin plus exactement à donner tout plein de jolis billets de toutes les couleurs à un monsieur par ailleurs charmant pour qu’il la guérisse), casser mon ordinateur, le réparer (enfin plus exactement à demander à un charmant monsieur du service informatique de le réanimer), à aller dire bonjour aux américains d’à côté pour officialiser mon statut d’extra-terrestre, à voir tout plein d’amis, à faire du bateau (et puis un vrai avec trois coques, il paraitrait que les unijambistes seraient des usurpateurs), à mettre tout mon petit chez-moi en boîte pour rendre sa liberté à mon gentil appart’ qui commençait à s’ennuyer ferme, etc, etc, etc.

Faire le grand écart au-dessus de l’atlantique (et d’un continent) est tout un art, je vous assure. Ceci dit, j’ai maintenant acquis le statut très recherché de couch-surfeuse, que demander de plus.

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13 décembre 2007

Etude en terrain hostile

J’ai trouvé un nouveau jeu ces temps-ci : évaluer le potentiel de futur gendre de ma maman de la faune hospitalesque. Si si, quand on relit bien la phrase à l’envers elle est très logique et a même un sens pas caché du tout. Alors les internes d’une heure du matin ont un potentiel très, très, très bas. Il faut bien l’avouer. La tête endormie et les cheveux en bataille auraient pu leur faire gagner des points, mais le cerveau endormi dans la tête et sous les cheveux ont fait descendre l’ensemble dans des abysses infréquentables. Les internes de jour en revanche trichent avec leurs cheveux roux pétard et leurs lunettes à monture épaisse qui cachent un petit peu le visage. Il y a du potentiel ceci dit, à garder en mémoire. Le meneur du moment étant le professeur tout à fait charmant (je ne sais pas s’il est professeur mais on va faire comme si, autant lui donner du galon tant qu’on y est). Le léger bémol étant les quelques années qui nous séparent, mais je vieillis dans dix jours, je suis sur le bon chemin !

Les jeunes femmes du coin étaient aussi tout à fait charmantes (et même sympathiques pour celles que j’ai eu le plaisir et l’honneur d’interviewer), seulement je dois dire qu’en tant que gendre elles ne feront guère l’affaire. Et mon frère étant désespérément fidèle, il a fait semblant de ne rien remarquer du tout. Mmmm.

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20 septembre 2007

Soirée (presque) sportive

capoeiraVoilà quelque temps que je cherche à me (re)mettre au sport, vu que toutes mes bonnes résolutions (qui étaient même passées au stade d’habitudes !) nulle-partiennes se sont évaporées devant les lumières de la ville. Et voilà que l’autre jour une amie me convainc, je ne sais toujours pas comment, à m’inscrire dans son cours de capoeira. Le tout un jour où elle ne pouvait plus marcher tant elle était moulue de courbatures. Je crois que l’euphorie liée à la découverte d’une crêperie bretonne en plein Demi-Chez Moi (et les effets secondaires liés au vrai cidre de vraie Bretagne, incidemment) a joué un rôle certain dans cette histoire. Ça ne pouvait que mal finir.

Tout d’abord, la rentrée étant arrivée sans me prévenir (il faut être étudiant, prof ou avoir des enfants pour savoir quand est la rentrée, c’est pour moi une notion tout à fait abstraite qui n’est marquée que par les feuilles qui changent de couleur, par la circulation ralentie et par les supermarchés qui essayent encore et toujours de m’attirer dans leurs pattes de par de jolis bics roses), j’ai raté les inscriptions. Voui c’était jusqu’à dimanche, et moi qui m’y prend pourtant tout plein à l’avance (au moins 4 heures), paf, j’arrive trop tard. Je préviens donc mon amie avec le ton dépité qui convient, et voilà qu’elle me convainc d’aller au gymnase en personne pour leur demander gentiment de bien vouloir me laisser m’inscrire. J’arrive là-bas, ils me disent « pas de problème mais faites la queue », je fais la queue, et puis une fois arrivée au comptoir « ah bah non les inscriptions sont finies ». Vous m'en direz tant.

Et là, là, la raison a pris le dessus et quand mon amie a essayé de me convaincre de rester pour supplier le prof de me laisser suivre le cours je me suis vite carapatée, direction soirée peinarde. Sushis et télé au lieu de sauts de cabri ratés en guise de pâle imitation de capoeira, je crois que je m’en sors bien !

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