Petits riens essentiels

Pour le plaisir de l'anecdotique...

23 octobre 2007

Halloween

halloweencookAvec l’automne et octobre arrive bien évidemment Halloween. Cette fête dont on n’a jamais vraiment saisi toutes les nuances en France… Je crois en avoir déjà parlé l’année dernière mais je ne me suis toujours pas remise des déguisements. Pour moi Halloween c’est sorcières, monstres, squelettes, fantômes et compagnie. Tout ce qui fait peur, donc. Alors qu’en réalité ici, Halloween c’est ce que l’on veut. Superhéros, personnages de BD, de films, rouleau de PQ (non là c’est moi qui fait du mauvais esprit – mais ça pourrait, hein, ils n’y ont juste pas pensé !) etc. Et quand on est du sexe féminin et qu’on a entre 20 et 30 ans, il est bien vu de se déguiser (au moins une année) en lapin playboy (si vous voyez bien, la nuisette rose transparente, le serre-tête en fourrure rose avec des oreilles de lapin et le pompon rose sur les fesses, menfin), en infirmière d’un style particulier avec décolleté pigeonnant et bas résilles, en maîtresse d’école pour petits garçons pas sages d’une quarantaine d’années, la liste est longue. J’aurais raté mon rite de passage Halloweenesque, parce que je ne me suis pas encore décidée à suivre cette tradition. Et sans vouloir dire jamais au grand jamais, je ne suis pas convaincue que ce jour arrive.

Ce qui est sympa cette année c’est qu’Halloween tombant en milieu de semaine, il y a des soirées à thème d’Halloween le week-end d’avant, le week-end d’après, et peut-être même que des ‘tits nenfants vont sonner à la porte mercredi soir pour m’extorquer force sucettes et bonbons… Cette possibilité est plus que faible, vu que j’habite dans un immeuble de petits apparts sans le moindre enfant (je n’ai pas regardé mon bail en détail mais je ne serais pas surprise que la liste des interdits soit « interdit de fumer, pas d’animaux, pas de parfum, pas d’enfants ». Si si ils interdisent le parfum par ici parfois. Et les enfants. Et la cigarette. J’adore ce genre d’assimilations.). Ceci dit ne pouvant courir le risque de décevoir quiconque sonnerait à ma porte, il va bien falloir que je dévalise les magasins de bonbons c’est certain. Quel dommage.

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03 octobre 2007

Mœurs radiophoniques

radioUn des sujets qui m’avait frappé du temps de Nulle-Part était l’omniprésence de la politique québecoise sur les ondes francophones en Alberta. J’étais assez étonnée de voir que la politique de la province dans laquelle la radio se situait était relativement dans l’ombre au profit d’une province pourtant bien loin géographiquement. Et je suis encore plus étonnée de voir que la situation est identique à Demi-Chez Moi.

J’habite dans une des plus grandes villes canadiennes (et il n’y pas des masses de grandes villes canadiennes) où la communauté francophone est suffisamment importante pour justifier que la radio francophone ait ses propres émissions animées par des animateurs locaux, dans des studios locaux… pour parler de politique québecoise. De politique locale aussi, mais je pense que si je me mettais à compter le temps de parole, la politique québecoise prendrait peut-être la moitié du temps, si ce n’est plus, la scène internationale aurait sans doute droit à un quart, et la politique locale le quart restant. Et j’ai du mal à comprendre le pourquoi du comment.

Je devrais me renseigner un petit peu sur la population francophone locale, afin de déterminer la proportion de québecois, de français, de belges, de sénégalais, d’haïtiens etc etc. Et de francophones nés ici, vu qu’il y a des communautés francophones implantées dans la région il me semble. La radio est nationale avec des antennes locales ce qui explique qu’elle ne s’intéresse guère aux politiques française ou belge (peut-être un tout petit peu plus que la radio anglophone quand même), mais j’aimerais bien savoir si un francophone de l’ouest canadien s’intéresse aux querelles syndicales au fin fond des régions au Québec et se sent concerné par les élections des petites communautés autour de Montréal.

Dans l’ensemble, je ne m’accommode pas trop mal de la situation sachant que je découvre la culture québecoise bien qu’habitant à l’autre bout du pays, mais je me demande bien quelles sont les raisons expliquant cette situation. Et l’effet de cette ligne éditoriale sur les taux d’audience de la radio francophone.

Deux jours avant viande des grisons, jambon de parme et saucisson sec.

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01 octobre 2007

Décibels capricieux

Dans mes recherches sociologiques approfondies, j’ai découvert un phénomène fort intéressant: pas mal de personnes de ma connaissance parlent plus fort quand elles parlent anglais que quand elles parlent français. Dont moi. Cette généralisation ne s’appliquant qu’aux français se voulant canadiens adoptifs, vu que mon étude du canadien en liberté en milieu tour-eiffelois laisse sérieusement à désirer.

volumeTravaillant dans un milieu à forte propension de cheveux blancs sourds comme des pots, parfois dans des environnements bruyants (et pour une fois je ne parle pas du jazz) et ayant une voix qui porte à peu près autant que celle d’une souris aphone (dixit mes collaborateurs, personnellement j’entends fort bien ce que je dis, je ne vois pas du tout de quoi ils parlent !) je m’époumonne systématiquement dans le cadre du boulot. Proportionnellement au nombre de cheveux blancs de l’interlocuteur, cela va sans dire. L’accent n’aidant pas, le volume se doit de compenser.

Petite parenthèse linguistique essentielle : les francophones parlent de cheveux blancs, les anglophones de cheveux gris. Je me demande bien pourquoi ! Parler de cheveux blancs est peut-être trop extrême pour être politiquement correct, qui sait… Je préfère les cheveux blancs, pour ma part… Linguistiquement parlant et esthétiquement parlant.

Pour en revenir à mes histoires de volume sonore, les français visitant le Canada trouvent toujours que les restaurants sont excessivement bruyants, du fait de la musique comme des conversations. Il n’est pas rare de ne pas pouvoir discuter tant la musique est forte (même dans un restaurant), or priver mon interlocuteur de ma brillante conversation me paraît fort cruel. Il est aussi assez fréquent d’entendre des rires venant de la table du fond dès le seuil franchi, ce qui promet un dîner agité.

Je n’ai pas encore cerné toutes les raisons expliquant ce phénomène étrange, mais je vais soigneusement continuer mes observations en milieu hostile (ça fait joli, hostile, très aventurière de l’extrême, n’est-il pas) et m’inscrire en doctorat de sociologie. Sous peu.

Encore 4 jours avant les plus jolies boucles d’oreille du monde entier qui m’attendent depuis plus de six mois…

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24 septembre 2007

Mathématiques sans stylistique, ce coup-ci (II)

titiPour en revenir aux pieds et aux pouces, le comble du comble est que l’on utilise des fractions, et non des virgules comme tout le monde. On dit donc 6 ¾ pouces et non 6,750. Pour ¾, ça va, seulement on utilise aussi les 8ème , 16ème , 32ème et même parfois 64ème. Qui peut me dire à quoi correspond 6 7/32 pouces, sérieusement ? Alors pour récapituler (et vous faire partager mon désaccord profond avec ce système à ne pas s’en sortir), 1 pied 6 pouces c’est aussi 1,5 pieds, ou 18 pouces. Voilà voilà voilà. Simplissime. Là où je m’incline, par contre, c’est que tous les canadiens ayant grandi et travaillé avec le système impérial savent soustraire et additioner des pieds, des pouces et des fractions de pouce et ce, avant même que j’ai eu le temps d’allumer ma calculatrice. Vous savez calculer 1 pied 3 5/32 pouces moins 2 8/64 pouces de tête, vous ? Moi pas. Eux si. Respect…

Les côtés amusants de cette cohabitation forcée (et en dépit de mon plein gré), ce sont les aspects commerciaux de l’histoire. Les prix des fruits et des légumes sont toujours affichés en dollars par livre, vu que ça paraît moins cher qu’en dollars par kilogramme (un kilogramme équivaut à 2,2 livres). En revanche le prix à la caisse est en dollars par kilogramme. En théorie ça devrait être le même, mais je ne sais pas qui prend le temps de diviser le prix sur son ticket de caisse par 2,2 pour le comparer au prix affiché.

Les côtés beaucoup, mais alors beaucoup moins amusants en revanche, ce sont toutes les erreurs causées par ce système à deux visages. Il y a les erreurs évidentes, comme de confondre Fahrenheit et Celsius et faire brûler je ne sais quoi. Quand c’est un gâteau cela reste anecdotique (et encore), quand c’est lors d’une expérience chimique les conséquences peuvent être fort désagréables… et coûteuses. Et puis il y a les erreurs moins évidentes… Chaque système a ses propres standards et les deux ne sont pas toujours compatibles. Comme des tailles de draps par exemple, un drap simple en Amérique du Nord n’est pas de la même taille qu’un drap simple en Europe, et ils ont beau être tous les deux des draps simples, ils ne sont pas nécessairement interchangeables (je prends les draps à titre d’exemple, je ne sais pas trop à quel point ils sont différents). Transposez cette logique à des équipements de précision… et vous avez un aperçu des erreurs qui peuvent être occasionnées simplement à cause des unités utilisées.

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23 septembre 2007

Mathématiques sans stylistique, ce coup-ci (I)

fruitsLe Canada a adopté le système métrique il y a déjà quelques années (en 1986, pour être exact, merci internet !), par opposition au système impérial. Seulement depuis, au lieu d’avoir changé de système… ils utilisent les deux. Et pour moi, petite française bienheureuse ayant toujours vécu avec un système d’une logique et d’une simplicité imparables (et ayant le mérite d’être unique), c’est un chaos inimaginable. Et je reste politiquement correcte, n’habitant pas en Colombie Britannique pour rien.

Histoire d’expliquer un peu ce à quoi je fais référence, le système métrique est le système d’unités utilisé en France (et dans beaucoup, beaucoup de pays) à savoir mètre, kilogramme, degrés Celsius, Pascal, Joules, etc etc. Le système impérial (que je connais en anglais, je vais tout de même essayer de traduire) comprend les pieds (feet) et pouces (inches), les livres (pounds), degrés Fahrenheit, livre par pieds ou pouces carrés (psi ou pounds per square inch), unités thermiques britanniques ( ???) (Btu ou British thermal units), etc etc.

Le système métrique est relativement simple vu qu’il est décimal (en based 10) : un kilomètre est 1000 mètres, un kilogramme 1000 grammes etc etc. Il y a quelques exceptions où différentes unités sont utilisées pour désigner une propriété, comme les calories et les Joules pour la chaleur seulement ça reste des exceptions.

Le système impérial en revanche, quel imbroglio ! C’est du grand n’importe quoi. En réalité pas vraiment sachant qu’il y a une explication historique à toutes ces mesures, mais dans notre âge qui se veut moderne, quelle plaie. Un pied fait douze pouces, par exemple. Pas dix, mais douze. Allez compter en système duodécimal (en base 12)… Même en informatique on ne s’y essaie pas, on se cantonne au binaire, décimal et hexadécimal, et ce n’est déjà pas toujours évident.

L’ironie est tentante et j’aimerais croire qu’ils ont oublié de distribuer la circulaire annonçant le changement officiel de système, seulement je crois que la raison pour laquelle les deux systèmes se côtoient (et continueront de se cotoyer) est relativement simple : le Canada est à côté (au-dessus et en-dessous, pour être précise) des Etats-Unis, et les échanges commerciaux entre les deux pays sont innombrables. Les Etats-Unis utilisant uniquement le système impérial (et ne connaissant rien au système métrique !) et n’ayant aucunement l’intention de changer pour s’adapter au reste du monde (voui pourquoi faire, je vous le demande), les canadiens se doivent de connaître le système impérial. La pression pour abandonner le système impérial est donc nulle, au contraire… J’ai beau pester, râler et traiter ce sytème impérial de tous les noms, il n’en reste pas moins que je suis obligée de l’utiliser dans le cadre de mon boulot, et que je finis par le connaître suffisamment pour trouver que la conversion systématique en métrique est non seulement longue, mais en plus dangereuse car augmentant les risques d’erreur… Non non ce n’est pas du vécu, menfin. Hum.

Du coup la vie quotidienne n’est qu’à moitié passée au système métrique. Les médecins vous pèsent en livres et vous mesurent en pieds et pouces. Les compteurs kilométriques et les panneaux de limitation de vitesse sont en km/h. Les températures sont généralement affichées en Fahrenheit et en Celsius. Et tout est à l’avenant…

A suivre… Le sujet est suffisamment indigeste pour mériter une pause.

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21 septembre 2007

...

surfeur2Moi qui trouvais que Demi-Chez Moi brillait par son absence d’aventures palpitantes… En rentrant chez moi hier, je passe à côté d’une voiture avec la portière ouverte et que vois-je… un superbe spécimen masculin à demi nu ! Le jeune homme se changeait en plein milieu de la rue (côté voitures, je ne crois pas qu’il ait très bien réalisé les réactions possibles des conductrices qui passaient par là… Ou alors il avait fait un pari avec un ami et comptait le nombre de cabossages qu’il provoquait) et paradait tranquillement en chaussettes et boxer long. Et c’est tout. Presqu’en plein milieu de la rue. J’ai éclaté de rire dans ma voiture et le jeune homme a grimacé un sourire, il a peut-être réalisé le côté ubuesque de la situation en voyant mes yeux ronds... Finalement je crois que les hommes à moitié nus déambulant dans les rues valent bien les ours dans les supermarchés, 1-0 pour Demi-Chez Moi !

Image trouvée ici !

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19 septembre 2007

Soleil international

parasolUne amie de Hong-Kong (que j’ai rencontrée dans un pensionnat anglais il y a bien 13 ou 14 ans – ne posez pas de questions, c’est compliqué !) est venue au Canada en vacances avec sa sœur pour deux semaines. Elles ont vadrouillé la première semaine, puis ont débarqué chez moi pour quelques jours. On est parti en voyage pour le week-end, histoire de continuer un petit peu les explorations – je suis toujours partante pour trouver des excuses me permettant de ne pas travailler un lundi.

Et au cours de notre escapade de trois jours, j’ai découvert un fait bouleversifiant. On a une idée de la mode totalement opposée : pour être à la pointe de la branchitude au Canada (et en France, pour une fois ces deux-là sont d’accord), il faut être le plus bronzé(e) possible. Bronzage uniforme et parfait, bien entendu. Alors que l’appartenance aux gens « in » à Hong-Kong… est basée sur l’inverse. Il faut être le plus pâle possible. Je devrais aller là-bas, avec ma peau fluorescente de blancheur, je serais dans mon élément!

Seulement malgré mon ouverture d’esprit légendaire, je n’ai pas pu m’empêcher de rire quand mon amie et sa sœur se sont mis de la crème solaire dans la voiture. Fenêtres fermées. Elles ont raison ceci dit, un magazine hautement scientifique (Cosmo pour ne pas le nommer) m’a appris que les vitres ne protégeaient pas de tous les rayons. Mais ça m’a quand même fait sourire, on ne se refait pas. Je n’ai pas non plus réussi à réprimer un sourire quand la sœur de mon amie s’est mise à se balader avec son énorme veste polaire en guise de couverture pour se protéger du soleil, ce par 35°C minimum…

On est vraiment bizarre, tous autant que nous sommes, à nous arrêter sur des critères aléatoires établis par je ne sais qui pour je ne sais quelle raison – et qui ont une fâcheuse tendance à nous imposer une ligne de conduite pas nécessairement désirée.

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17 avril 2007

Roulements de tambour…

… grande nouvelle s’il en est : une boutique H&M vient d’ouvrir à Edmonton !!! C’est la boutique la plus à l’Ouest du Canada, et donc la plus accessible à mes petites menottes… Certes, certes, 5 heures de route aller et 5 heures de route retour paraissent bien excessives pour une malheureuse boutique de rien du tout que l’on trouve à tous les coins de rue en France. Seulement normalement, j’attends de rentrer dans mon centre du monde préféré pour enfin compléter ma garde-robe maigrichonne (si si, maigrichonne, je maintiens). Donc 5 toutes petites heures de route comparées à 12 heures d’avion, c’est un rien une paille, non ? Mais si. De plus, j’ai vaillamment affronté ces mêmes 5 heures de route pour un match de hockey. Et moi je dis, ce qu’une femme peut faire pour un match de hockey, elle peut le faire pour une boutique.Bon, pour le moment ça ne reste qu’une idée débile, il me reste à voir si je la mets à exécution. Les paris sont ouverts !

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10 avril 2007

Un peu de sérieux, que diable !

clochesN’importe quoi, mais alors, n’importe quoi ! Au déjeuner aujourd’hui ils ont essayé de me faire croire que c’était un lapin qui cachait les œufs en chocolat dans le jardin, à Pâques. Ils ont même utilisé l’argument qu’ils ont cru irréfutable de la petite fille d’une collègue qui lui a dit : « Quand même, le lapin de Pâques, il est vraiment désordonné, il en a mis partout, c’est incroyable ! ». Bien essayé, je dois dire, mais on ne me la fait pas à moi. Même si elles n’ont pas trouvé Nulle Part, je sais bien que ce sont les cloches de Pâques qui apportent les œufs en chocolat, pas un lapin. J’ai beau ne plus être dans le secret des lapins qui parlent et des cloches qui volent pour cause de trop grande granditude, ça n’est pas si loin que ça, je m’en rappelle bien !

C’est beaucoup trop petit, un lapin, et puis je n’ai jamais eu de poil de lapin sur mes œufs, d’abord, et puis c’est pas très soigneux, les lapins, ça casserait tous les œufs, c’est sûr ! Les cloches en revanche, elles ont beau être toutes guillerettes parce que c’est Pâques, elles font bien attention, et les déposent délicatement dans le jardin. Et puis elles ont des ailes, donc c’est facile de monter et de descendre déposer les œufs délicatement en chemin. D’ailleurs les lapins, ça ne monte pas aux arbres, et j’ai toujours trouvé une bonne moitié des œufs de Pâques perchée dans les arbres ! C’est irréfutable, l’argument fatal, même pour des adultes trop grandis qui n’y connaissent plus rien à tout ça, ce sont bien des cloches qui apportent les œufs en chocolat, voilà tout. Il va juste falloir que je trouve comment les convaincre, maintenant.

 

Note : La jolie image qui confirme l’exactitude de mes souvenirs d’enfance vient de là : http://www.lexilogos.com/calendrier_paques.htm Il y a d’ailleurs plein d’infos intéressantes, j’ai pas eu le temps de tout lire mais on dirait qu’il faut que j’y retourne !

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26 mars 2007

L'art du politiquement correct (II)

L’Alberta, en tout cas là où je suis en ce moment, c’est à dire en milieu rural et assez au nord (je crois que les villes sont différentes) fonctionne selon des règles complètement différentes de tout ce que j’avais rencontré jusqu’ici. Je n’ai toujours pas tout compris et suis donc bien incapable de décrire les règles en question. Ce que je peux dire en revanche, c’est que j’ai parfois l’impression d’être caricaturale de politiquement correct tant je fais des bonds en entendant certains trucs. C’est bien, ça fait faire du sport, et je ne choque personne vu qu’en général je reste tellement sans voix que mon cri horrifié reste coincé… Il a juste fallu que j’apprenne à ne pas m’étouffer, vu qu’en général les pires énormités (enfin ce qui pour moi sont de énormités, encore une question de relativité...) sont dites au moment où je m’apprête à avaler une bouchée.

L’échange qui résume le mieux le paradoxe total que je vis en ce moment est le jour où une dame m’a dit quand elle a appris que j’étais française « Ohlala c’est vraiment terrible, les français sont tellement malpolis ! Ils vous sortent des trucs qui sont vraiment choquants parfois, c’est incroyable. » Et là j’en suis restée sans voix, j’étais complètement coincée : si je m’offusquais, je ne faisais que renforcer son argument à savoir que j’étais terriblement impolie parce que française… Sachant qu’il n’y avait pas la moindre trace d’humour dans sa voix et que ce n’était absolument pas provocateur de sa part ni pour le plaisir de me faire bondir, c’était dit complètement innocemment sans une once de méchanceté. Après le bond en silence que je maîtrise avec agilité maintenant, et une grande respiration salvatrice me faisant réfléchir à quatre fois à ce que j’allais bien pouvoir dire, j’ai fini par vainement tenter de nuancer en disant que tout dépend du contexte et de la culture, et que ce qui paraît grossier à certains paraît normal à d’autres, mais le moins qu’on puisse dire c’est que je n’ai pas été entendue, pour le coup.

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