07 avril 2009
...
Les paroles sont parfois superflues.
06 avril 2009
Il est de ces voyages…
Et celui-ci fut un de ceux-là. Il ne dura qu’une grosse
semaine, et pourtant il me parut en durer trois. C’est un voyage qui me fit, me
fait et me fera réfléchir pour encore un bon moment, et sur tellement de
niveaux.
22 mars 2009
Flashback
Etonnante découverte pourtant si prévisible… Il est de
ces choses que l’on croit classées et qui ne sont qu’enfouies. Une réaction ou
un sentiment suite à une situation, par exemple. On croit que l’on a enfin
assimilé, que l’on ne vous y reprendra plus, et paf, un geste, une parole, un
ton, un regard et tout revient. La sensation de malaise, le mal-être inhérent
au rejet, la gaucherie provoquée par le jugement.
De même, on croit avoir oublié certaines lâchetés,
certaines actions pourtant tellement inacceptables. On pense que tout cela
appartient à une vie antérieure, bien éloignée de ces jours-ci. Que nenni. Il
en faut tellement peu pour que la rancœur et l’écoeurement revienne, la colère
n’est en réalité pas bien loin.
Et quelle importance, pourtant. La vie a depuis longtemps
repris le dessus, l’eau a coulé, le quotidien et le bonheur se foutent de
toutes ces petitesses. Petitesses qui ne se laissent pas oublier si facilement,
et s’amusent à rejaillir à la moindre faiblesse. Un jour, un jour…
02 mars 2009
Re-vamping
Il faudrait que je m’attaque au décor de ce lieu à
tendance insalubre, un de ces jours. Je n’ai jamais été vraiment convaincue par
l’assortiment de couleurs, ce qui était presque passable sur un écran s’est
révélé absolument criard sur les autres, et l’ensemble n’est guère plaisant.
Les photos me plaisent toujours mais sont nettement moins d’actualité, ma
fréquentation de Nulle Part s’étant éteinte de sa belle mort, Demi Chez Moi
étant devenu une destination de vacances (privilégiée, certes, mais vacances
malgré tout), mes pérégrinations s’orientant maintenant vers une autre partie
du monde.
Le Centre du Monde a toujours une place primordiale - étant redevenu ma base, et il me faudrait maintenant rajouter l’Europe en général et un p’tit bout d’Afrique du Nord. Italie, Espagne, Allemagne, Suisse, Finlande, Suède, Slovaquie, Maroc, Tunisie… C’est l’incroyable chance de la France et de l’Europe, être si proche de tant de pays différents. Quand on est canadien, il faut vraiment mettre énormément de bonne volonté (et d’argent !) pour quitter son pays. Les Etats-Unis sont en général pas loin, sachant qu’une grande majorité de canadiens vivent sur une bande de 500 km le long de la frontière des Etats-Unis, seulement tout voyage au-delà des Etats-Unis implique au grand minimum 5 heures de vol.
24 février 2009
La quête de la perfection
Une amie m’a dit un jour que sa mère avait pour principe
de laisser faire la nature pour tout ce qui touche aux animaux, et donc de ne
jamais – ou que très peu intervenir. Je crois qu’elle est fondamentalement
contre toute chirurgie sur les animaux, et estime que la nature a ses raisons.
Je ne suis que partiellement d’accord, très honnêtement.
Sur le principe en effet, ce sont des animaux qui, s’ils
vivaient dans la nature, seraient régis par les lois naturelles. Seulement cela
fait bien longtemps que l’humain intervient et déséquilibre le tout :
nombre de races n’existeraient pas dans un milieu sauvage, elles ont été
tellement modifiées et traficotées par les humains que ce sont des animaux
purement « domestiques ». Et à partir du moment où les humains
fragilisent une race dans une recherche de l’esthétisme, j’estime que c’est aux
humains d’en assumer les conséquences et de « réparer » l’animal, si
tant est que cela soit possible – et durable.
Quant aux soucis médicaux qui n’ont pas nécessairement un
lien avec les altérations génétiques, comme une tumeur ou autre, je pense que
c’est un peu cruel de ne pas intervenir si le problème est découvert
suffisamment tôt et qu’il est curable. En revanche si on sait que
l’intervention n’aura qu’un effet très ponctuel, je trouve qu’elle a un intérêt
limité pour l’animal et serait plutôt d’avis de laisser les événements suivre
leur cours.
D’une manière plus générale, j’ai toujours l’impression que l’on passe son temps à courir après la perfection. Que ce soit pour les animaux ou les humains, pour le coup. Il manque un peu de ceci, il y a un peu trop de cela… Les dents pas parfaitement alignées, les yeux un peu de travers, les muscles pas assez dessinés, les fesses un peu trop plates, les pieds trop ronds… J’enfonce des portes ouvertes en disant cela, c’est certain, et suis d’autant plus mal placée pour le dire que je m’applique à corriger au fur et à mesure les traits qui ne me plaisent guère mais tout de même, je pense que l’on ne célèbre pas assez les idiosyncrasies de chacun.
26 janvier 2009
Petit bilan (II)
(...)
De retour dans ce joli pays qu’est la France, le choc est
rude. Les premières semaines, on continue gaillardement à s’enthousiasmer sur
son travail, ses collègues, son appartement, les embouteillages, les gens qui
râlent dans le métro, les grises mines qui nous entourent… Et puis l’énergie
des lunettes roses commence doucement à faire défaut, être la seule à se
concentrer sur les éléments positifs fatigue, la quinzième remarque dans le
style de « de tout façon, râler c’est dans mes gènes » énerve. Et on
découvre qu’on accueille toute idée un tant soit peu novatrice d’un « ça
ne fonctionnera jamais et puis de toute façon c’est nul et si ça marche c’est
parce qu’on est tous débiles » fracassant… La métamorphose est achevée.
Il est un peu facile de tout mettre sur le dos de mes
compatriotes. La culture et le contexte professionnel sont certainement des
facteurs importants mais ce ne sont pas les seuls responsables, les événements
de cette dernière année ayant été particulièrement difficiles.
Ce bilan étant un peu tristoune, à moi de renverser la tendance. Je suis convaincue que nous sommes tous acteurs mais aussi scénaristes de nos vies, jusqu’à un certain point et surtout en fonction des cartes qui nous sont distribuées. A moi d’aller chercher la bonne humeur et la joie de vivre, où qu’elles soient ! Que la quête commence…
25 janvier 2009
Petit bilan (I)
Je commence doucement à comprendre pourquoi j’ai tant de
mal à écrire… Les sujets autour desquels tourne ma vie sont particulièrement
inintéressants pour un blog : boulot, chiens, famille, et surtout…
complaintes en tout genre (tiens au passage je découvre que
« râlerie » n’existe pas dans la langue française, ce qui me paraît
fort paradoxal !). Je découvre avec grand étonnement que le cliché du
français qui râle, s’oppose à tout, argumente à tout va, refuse d’envisager le
moindre changement avec ne serait-ce qu’un soupçon d’impartialité (ne parlons
même pas d’enthousiasme) est non seulement justifié, mais surtout et à mon
grand désespoir, terriblement contagieux.
Le canadien de la côte ouest étant dans une logique
parfaitement opposée à celle du français (d’où qu’il soit, il me semble que le
phénomène est national) : un positivisme qui touche à la bisounourserie,
où tout est fantastique, phénoménal et surtout « fun ». Le cours de
mathématiques fondamentales : « super fun ». Le
boulot : « awesome ». Le dîner chez Wendy’s (équivalent
d’un Burger King particulièrement populaire aux US et au Canada) :
« fantastic ». La vie là-bas : « best ever » .
Après une année où on se demande où se cache la source de jolis champignons roses, et où on se dit que tout de même un minimum d’esprit critique ne serait pas superflu, on commence à rentrer dans la logique de mise en relief des éléments et événements sympathiques et positifs de la vie, et on se surprend à s’enthousiasmer dans un certain nombre de circonstances pourtant moyennement folichonnes de prime abord.
(...)
13 novembre 2008
(...)
On m'a dit d'arrêter de réfléchir, pour tout simplement vivre, hier. Quelle idée bizarre. Il va falloir que j'y réfléchisse!
03 mai 2008
Divagations temporelles
En ce moment, je passe mon temps à courir derrière la vie. C’est épuisant, et pour autant j’ai tout à fait conscience qu’il va me falloir pas mal de temps avant de la rattraper mais peu importe, la vie a son rythme et je ne peux que m’y adapter de mon mieux - ou au moins mal, tout au moins.
Je trouve qu’il y a des moments, comme ça, où son propre rythme est complètement désynchronisé du rythme de la vie, et où on passe son temps à se bagarrer pour s’adapter – ou pour ralentir ou accélérer la vie, on a parfois l’occasion de pouvoir agir sur la vie directement selon les choix que l’on fait. Seulement pas toujours, il y a un certain nombre de circonstances où c’est la vie qui décide, avec son humour à contretemps, et à nous de prendre ou de laisser. C’est un peu triste de laisser, tout de même, alors on prend, on galère, on râle et puis surtout on court.
Ceci dit je fais partie de ces
personnes qui ont besoin de prendre le temps d’observer, de réfléchir, de
profiter, et j’ai donc bien souvent un infime morceau de mesure de retard, même
quand le rythme est relativement tranquille… Just in time, comme diraient les
manufacturiers. Mais ceci est une autre histoire où les mots procrastination et
travail dans l’urgence tiennent une place non négligeable. Ce n’est plus une
question de rythme, mais une question de décalage (ou offset). D’une logique
imparable, ou CQFD comme dirait ma maman.
01 mai 2008
Rencontres
Passant un temps certain à faire le trottoir grâce à mes deux bêbêtes qui n’ont pas encore appris à prendre l’ascenseur toutes seules, je découvre tout un monde parallèle, c’est super rigolo. Forcément, à force de promener les chiennes je rencontre souvent les mêmes personnes et reconnais les chiens des autres. Puis les propriétaires desdits chiens, forcément. Il y a les pas sympas qui m’agressent dès que je fais trois pas étant convaincus que mes chiennes pourtant modèles de sagesse (hum, wannabes, tout au moins, c’est un début) vont bouffer leur saucisson sur patte en l’occurrence carrément hargneux. Il y a les trouillards qui traversent à l’arrache dès qu’ils me voient arriver, histoire de ne surtout pas avoir à gérer la rencontre de chiens – sans compter que mes chiennes sont connues pour être les dévergondées du quartier, bien entendu, on a sa réputation. Il y a les sympas mais prudents, qui tiennent leurs chiens tout en disant bonjour, je les aime bien ceux-là – forcément, je fais souvent pareil. Il y a ceux tout aussi sympas et un peu moins sur la défensive qui proposent de laisser les chiens se dirent bonjour tout en papotant et en échangeant les nouvelles du quartier, comme la dernière gastro qui coure parmi le monde canin (non non je ne rigole pas, il faut se tenir à la pointe de l’actualité ! Je suis sûre que les mamans échangent tout plein d’infos sur les dernières pelles en plastique au bord du bac à sable, non mais oh). Et puis il y a ceux qui au contraire s’en foutent pas mal et viennent te taper la discute sans tenir compte de l’éducation que tu cherches en vain à inculquer à tes chiennes, à savoir à ne pas sauter sur tout chien qui passe à moins de 10 mètres. Grumph. Sympa, mais parfois frustrant.
Ca, ce n’était que la saga des propriétaires de chiens, parce qu’il y a aussi tout l’apanage des caractères des passants, qui vont de la harpie la plus hallucinante au vieux monsieur absolument charmant et touchant de par sa détresse à peine voilée…