03 mai 2008
Divagations temporelles
En ce moment, je passe mon temps à courir derrière la vie. C’est épuisant, et pour autant j’ai tout à fait conscience qu’il va me falloir pas mal de temps avant de la rattraper mais peu importe, la vie a son rythme et je ne peux que m’y adapter de mon mieux - ou au moins mal, tout au moins.
Je trouve qu’il y a des moments, comme ça, où son propre rythme est complètement désynchronisé du rythme de la vie, et où on passe son temps à se bagarrer pour s’adapter – ou pour ralentir ou accélérer la vie, on a parfois l’occasion de pouvoir agir sur la vie directement selon les choix que l’on fait. Seulement pas toujours, il y a un certain nombre de circonstances où c’est la vie qui décide, avec son humour à contretemps, et à nous de prendre ou de laisser. C’est un peu triste de laisser, tout de même, alors on prend, on galère, on râle et puis surtout on court.
Ceci dit je fais partie de ces
personnes qui ont besoin de prendre le temps d’observer, de réfléchir, de
profiter, et j’ai donc bien souvent un infime morceau de mesure de retard, même
quand le rythme est relativement tranquille… Just in time, comme diraient les
manufacturiers. Mais ceci est une autre histoire où les mots procrastination et
travail dans l’urgence tiennent une place non négligeable. Ce n’est plus une
question de rythme, mais une question de décalage (ou offset). D’une logique
imparable, ou CQFD comme dirait ma maman.
01 mai 2008
Rencontres
Passant un temps certain à faire le trottoir grâce à mes deux bêbêtes qui n’ont pas encore appris à prendre l’ascenseur toutes seules, je découvre tout un monde parallèle, c’est super rigolo. Forcément, à force de promener les chiennes je rencontre souvent les mêmes personnes et reconnais les chiens des autres. Puis les propriétaires desdits chiens, forcément. Il y a les pas sympas qui m’agressent dès que je fais trois pas étant convaincus que mes chiennes pourtant modèles de sagesse (hum, wannabes, tout au moins, c’est un début) vont bouffer leur saucisson sur patte en l’occurrence carrément hargneux. Il y a les trouillards qui traversent à l’arrache dès qu’ils me voient arriver, histoire de ne surtout pas avoir à gérer la rencontre de chiens – sans compter que mes chiennes sont connues pour être les dévergondées du quartier, bien entendu, on a sa réputation. Il y a les sympas mais prudents, qui tiennent leurs chiens tout en disant bonjour, je les aime bien ceux-là – forcément, je fais souvent pareil. Il y a ceux tout aussi sympas et un peu moins sur la défensive qui proposent de laisser les chiens se dirent bonjour tout en papotant et en échangeant les nouvelles du quartier, comme la dernière gastro qui coure parmi le monde canin (non non je ne rigole pas, il faut se tenir à la pointe de l’actualité ! Je suis sûre que les mamans échangent tout plein d’infos sur les dernières pelles en plastique au bord du bac à sable, non mais oh). Et puis il y a ceux qui au contraire s’en foutent pas mal et viennent te taper la discute sans tenir compte de l’éducation que tu cherches en vain à inculquer à tes chiennes, à savoir à ne pas sauter sur tout chien qui passe à moins de 10 mètres. Grumph. Sympa, mais parfois frustrant.
Ca, ce n’était que la saga des propriétaires de chiens, parce qu’il y a aussi tout l’apanage des caractères des passants, qui vont de la harpie la plus hallucinante au vieux monsieur absolument charmant et touchant de par sa détresse à peine voilée…
10 avril 2008
Chauvinisme international
J’aime bien les faux-amis entre le français et l’anglais,
enfin seulement quand je les connais et que je les maitrise, entendons-nous
bien. Un de ceux qui commencent à m’irriter un chouïa est le fameux « library ».
Je le connais par cœur, je sais pertinemment qu’une « library » est
une bibliothèque et ça ne me posait aucun souci jusqu’au jour où mon cerveau a
décidé de mettre une alarme dès que ce mot se formait dans mon esprit. Ce qui
fait que je bute systématiquement dessus, maintenant. Groumph.
03 avril 2008
...
Test concluant ce soir: je sais encore allumer un feu. Et
je suis bien contente, parce que les feux c’est beau et ça réchauffe. Et j’aime
bien les choses qui sont belles et qui réchauffent. Et qui sentent bon, aussi.
Je pourrais tout de même peaufiner ma technique, car je pense que j’aurais
moins fait la fière dehors, sans cheminée donc, et avec du bois mouillé. Dire
que j’ai su, dans le temps, dans une autre vie. D’un autre côté, la seule
circonstance où il me paraît acceptable d’apprécier un feu en extérieur étant
sur la plage avec des amis et quelques bières et surtout quand il ne pleut pas,
je pense que mes compétences sont suffisantes à partir de désormais et jusqu’à
dorénavant. Ugh.
02 janvier 2008
2008 la jolie
Bon alors, effort surhumain, petit blog revival rituel de tous les quinze jours / trois semaines : Happy New Year everyone ! On commence bien en même temps vu que 2008 peut difficilement être plus pourrie que 2007 (et non 2008 ne te méprends pas, je ne te mets pas au défi non non non, c’est juste une remarque comme ça, pas besoin de me démontrer le contraire).
Etant contre les bonnes résolutions mais ayant tout plein
de projets et d’espoirs super importants, je me souhaite tout plein de bonnes
choses, voilà voilà. C’est vrai après tout, tout le monde il est gentil tout le
monde il est beau et il souhaite une bonne année à tout plein de gens qu’il ne
connait pas, alors qu’au fond se la souhaiter à soi-même c’est déjà pas mal
comme programme, non ? Allez, bonne année aux gens aussi, soyons un peu
ouverts pour une fois.
02 décembre 2007
Mai, joli mois de mai
Moi, j’aime bien décembre. Bah ouais, c’est comme ça. C’est même le mois de
l’année que je préfère, s’il me fallait en choisir un. Encore que choisir un
mois est un peu dommage, pourquoi se limiter à un douzième quand on peut tout
prendre. En attendant je trouve que décembre est bien joli, on a une surprise
tous les matins lorsque l’on ouvre les petites cases du calendrier (encore que
ça fait pas mal de temps que je n’en ai pas acheté, ô drame – tout ça parce que
les calendriers canadiens sont moches et orientés chocolats dégueu, grumph –
mais je vais me rattraper cette année – dès que j’y pense), il y a tout plein d’anniversaires
très très importants qui sont bien sympas à célébrer (dont le mien – surtout le
mien ! on est le centre du monde ou
on ne l’est pas), on reçoit tout plein de cadeaux parce qu’en plus Noël arrive,
on écoute de la jolie musique, on a enfin une excuse pour mettre des guirlandes
et des bougies partout, on se goinfre en toute impunité… Evidemment il y a le
revers de la médaille, il en faut peu pour que la musique devienne lancinante
et insupportable, que la nourriture devienne un peu écœurante, que la recherche
de cadeaux se transforme en parcours du combattant stressant et ruineux… Mais
je reste décidemment au pays des bisounours, parce que tout le monde il est
beau tout le monde il est gentil et puis c’est tout ! Ou presque.
Ah et puis c’est le 200ème message, qui l’eût cru.
14 novembre 2007
Sort of back... First attempt
Mouaif. Mon pauvre blog. Il souffre terriblement, dès que l’alignement du
soleil et de la lune perd un chouïa de perfection paf, mes pensées s’égarent et
il se trouve remisé à la cave. Incredible. A croire que la constance n’est pas
la principale de mes qualités, en tout cas en matière de blogs ! Je
réserve mon opinion sur les autres aspects vu que l’auto-flagellation n’est
amusante que quelques minutes, et encore, simplement pour le principe.
Dernière grande aventure : mon boulot m’a fort gentiment confié un
nouvel ordinateur (ils n’ont pas eu peur de ce que j’avais fait du précédent,
innocence, quand tu nous tiens) et drame : je dois maintenant m’adapter à
Office 2007. Et ce n’est pas de la tarte, Microsoft s’étant (enfin !!!)
amélioré au point de vue du design, mais aux dépends de l’intuitivité de l’interface.
A moins que je sois si incurablement formatée Microsoft (old school maintenant,
manifestement) que tout changement m’apparaisse peu appréciable. Je ne devrais
pourtant pour trop râler, sachant que j’ai échappé de peu à Vista. Vivent les
logiciels qui ne fonctionnent que sous XP, ils m’ont évité nombres de
jérémiades, c’est certain !
D’ailleurs, puisque nous voilà dans les études informatiques poussées, j’ai
découvert un phénomène fort intéressant : les charnières des ordinateurs
portables Dell durent trois ans. Point barre. Deux spécimens voués à cette étude
fascinante ont mis une bonne volonté indéniable à se parer de maintes fissures
dès la barre des trois ans atteinte. Les deux ordinateurs ayant été dans les
mains de divers utilisateurs, on ne peut m’accuser de maltraitance. Pour une
fois. Peut-être étaient-ce les charnières d’il y a trois ans, je vous dirais ce
qu’il en est de la version 2007 dans trois ans.
Autre considération
d’une importance majeure : l’absence totale de design des nouveaux
ordinateurs portables (Dell, encore, je leur suis dévouée malgré tout) est tout
à fait étonnante. Les ordis personnels ont un design beaucoup plus joli et
soigné d’après ce que j’ai entendu dire, mais la version standard de l’ordi
professionnel est d’une laideur, ou du moins d’une insignifiance à faire peur.
C’est tout bonnement une boîte noire. Passant la majorité de mon temps en tête
à tête avec cette boîte noire, j’eusse apprécié des contours un peu ronds et
jolis, des couleurs un peu métallisées voire colorées, bref, un objet moderne
et dans la ligne des designs actuels et non un objet d’il y a trente ans que l’on
a simplement rendu plus compact. Grumph. Même Microsoft s’y est mis, c’est un
comble !
D’un autre côté la solution à la laideur de l’objet est relativement
simple, il me suffit de changer de métier et de me recycler dans tout ce qui
touche aux arts graphiques et au traitement de l’image, bref, un domaine où
Apple prédomine pour que les jolis objets soient incontournables et non des
exceptions chèrement acquises…
18 octobre 2007
Au royaume des citrouilles
Alors voilà ça y est, ayant enfin fait mon deuil de l’été, je peux
tranquillement profiter de l’automne. Le seul côté qui me déplait dans cette
saison c’est son très mauvais timing, ce n’est pas une vie d’être coincé entre
l’été et l’hiver tout de même ! Encore que j’aime les premiers mois
d’hiver, c’est la longueur (véritable ou ressentie, d’ailleurs) de la saison
qui me déplait.
16 octobre 2007
Réclamation
Malgré le monde moderne dans lequel nous vivons (waow, ça
commence bien, sérieux et tout) il n’y a que fort peu d’options pour aller de
Demi-Chez Moi au Centre du Monde. J’ai le choix entre 4 compagnies aériennes
(sachant que j’évite de passer par les Etats-Unis, c’est un principe – non que
j’évite les Etats-Unis, mais subir toutes les formalités vraiment pénibles de
la douane américaine pour une valeur ajoutée nulle vu que je ne fais que passer
par le pays me paraît tout à fait inutile), et entre deux philosophies de
voyage : soit je fais escale au Canada (Montréal ou Toronto), soit je fais
escale en Europe (Londres, Amsterdam ou Hambourg). Sachant qu’il n’y a pas de
vol direct, je ne me complique pas la vie à plaisir quoi qu’on puisse en
penser.
30 septembre 2007
Sucreries coupables
Au lieu d’un distributeur à chips, barres chocolatées et
bonbons en tout genre qui garde toutes ces bonnes choses en otage jusqu’à ce
que se fasse l’échange avec des pièces sonnantes et trébuchantes, nous avons un
système basé sur l’honneur, comme ils disent ici. Une jolie boîte en carton
ouverte à tous trône donc dans la salle de la machine à café, avec tout plein
de choses dedans. A côté se situe une jolie petite boîte en plastique, où les
gentils gens mettent l’argent qui correspond à leur vice du moment. Le tout
étant géré par des assistantes administratives de la boîte (je ne sais pas si
on dit ‘assistante administrative’ en français, mais ici on ne dit pas
secrétaire ni réceptionniste ni assistante de direction, on utilise un seul
titre suffisamment politiquement correct pour convenir à tout le monde – et qui
ne définit pas si mal leur boulot, quand j’y pense) au profit d’une association
d’associations charitables. Choisir une association pour récolter les bénéfices
de nos faiblesses serait bien compliqué, les canadiens ont donc simplifié le
problème en créant une association qui se charge de distribuer ce qu’ils
récoltent à tout plein d’associations. Ce qui pose certainement problème à
toutes les associations non-membres, et qui ne doit pas être évident dans la
répartition de l’argent récolté lors des campagnes annuelles, mais qui
simplifie sûrement la vie de bien des entreprises…
5 jours avant une tarte au citron meringuée, un croissant aux amandes, un flan nature et un pain aux raisins. Le même jour. Si je veux.