02 mai 2008
Supplice de la goutte d’eau ou la théorie du moins pire
Choix insurmontable s’il en est : option numéro 1, regarder une émission de télé par bouts de 30 secondes et demi tant la connexion est mauvaise et devoir reconnecter le réseau wifi qui saute toutes les deux minutes et demi, le tout bien confortablement installée dans un fauteuil les pieds sur la table basse. Option numéro 2, se déplacer péniblement vers le bureau pour se poser sur une chaise très moyennement confortable parce que très droite mais où la connexion est potentiellement potable. Ou alors, option numéro 3, tout laisser tomber et aller méditer sur les difficultés de la vie moderne du fond de son lit. Mmmm, le débat n’est pas clos (je découvre l’orthographe de ‘clos’, soit dit en passant, je ne l’aurais certainement pas epelé comme ça !).
11 avril 2008
Théorie du bonjour
Depuis que je suis rentrée en France, tout le monde
s’accorde à m’appeler ‘madame’. C’est un complot, une coalition faite pour me
faire croire que je suis adulte et que mes belles années sont derrière moi
alors que pas du tout, je sais pertinemment qu’il ne faut tout de même pas
déconner, l’adultitude n’est en aucun cas une de mes revendications !
Menfin.
07 avril 2008
Météo des plages
Il parait qu’il a neigé tout partout, aujourd’hui. Ou
plus précisément cette nuit. Et c’est là où je bénis le micro-climat breton,
car que je n’ai vu que du soleil ! J’étais partie dans l’idée d’une cure
de sommeil et d’air pur loin de la grisaille parisienne, et voilà qu’il faut
que je me tartine de crème solaire, ma peau blanc-cul (je ne me résouds pas au
verdâtre) ne résistant décidément à… rien. Je vais donc réussir à avoir presque
bonne mine quand la ville entière sera en train d’essayer de se remettre d’avoir
vu de la neige en avril. Oh les doux bonheurs mesquins de la vie…
07 mars 2008
Monstre en devenir
Premier portrait officiel de Petit Chien, aussi appelée La Bestiole ou encore Petit Bouddha. L’engin a quatre mois, de plus en plus d’énergie, et une éducation qui laisse encore à désirer il me faut bien l’avouer. Toutefois on progresse, elle, La Grande et moi. On s’habitue les unes aux autres, le trio n’était pas une évidence mais on ne s’en accommode pas si mal, en fin de compte.
27 novembre 2007
Centre du Monde, mon amour
Me voilà de retour en France. Pour un petit moment ce
coup-ci, point de va-et-vient permanents comme j’en ai l’habitude. Et la
transition pour mon retour à la vie française fut rude : presque deux
semaines de grève, pouf pouf. Je pense que c’était pour que je sois tout de
suite dans le bain après tout, autant tout de suite mettre les choses en place,
on ne voudrait pas risquer la désillusion, ce serait bien dommage. Ou alors au
contraire peut-être était-ce pour que je me sente vraiment chez moi, vu que
Demi-Chez Moi s’est amusé à lancer quelques grèves deci-delà (je m’aperçois que
je n’ai aucune idée de l’orthographe de cette expression, il va falloir que je
me renseigne un de ces jours – en attendant, je prie mes charmants lecteurs et
lectrices de ne pas s’arrêter aux possibles erreurs orthographiques) aussi, cet
été.
15 octobre 2007
... and back.
Et voilà hop hop, hier retour à Demi-Chez Moi après un
loooong voyage… L’avantage de ne pas beaucoup dormir la nuit d’avant c’est que
le voyage passe beaucoup plus vite. Et vu que je reviens dans deux mois, le
retour ne fût point trop déchirant. Je ne me fais toujours pas au côté
surréaliste du retour en revanche : le matin je suis dans mon Centre du
Monde préféré, dans une vie qui m’est familière et me va comme un gant, et le
soir me voilà à Demi-Chez Moi dans une autre vie qui m’est tout aussi familière
et me convient plutôt pas mal non plus. Deux vies diamétralement opposées et
avec très peu de liens entre elles et qui me sont pourtant presque aussi naturelles
l’une et l’autre. Je frôle le dédoublement de personnalité à chaque
voyage. Heureusement que je suis quelqu’un de naturellement saine et
équilibrée (et non on ne proteste pas, j’affirme ce que je veux sans complexe
en tant qu’officiel dictateur de ce blog, c’est ma prérogative). Et histoire
d’en rajouter sur le côté surréaliste de la transition, ce matin cours de
soudure. Voilà voilà.
02 octobre 2007
Aventurière de l’extrême, le retour
Dans mes essais de (ré)organisation d’intérieur, mon
placard à linge sale s’est trouvé orné de deux magnifiques paniers… à linge
sale, donc. Un blanc et un noir. J’avais cru avoir eu une idée de génie lorsque
l’envie m’est venue d’en acheter deux, et de deux couleurs différentes, jusqu’à
mon arrivée à la caisse où un couple copiteur de bonnes idées avait exactement
les mêmes à la main. Grosse désillusion.
26 septembre 2007
Vol au vent
Aventure parmi les aventures aujourd’hui : j’ai mis
une jupe. Il m’arrive de temps en temps (en moyenne une fois par an, environ)
de mettre une jupe quand je sors, mais au bureau, la moyenne descend dans des
abysses difficilement imaginables. La dernière fois que j’ai tenté de mettre
une jupe au bureau j’ai tenu une demi-heure avant d’aller enfiler un pantalon
(que j’avais bien pris soin de mettre dans mon sac, pas folle). D’un autre côté
j’avais tenté la jupe sans collant vu qu’on était en plein été, mais étant
terriblement frileuse et la climatisation fonctionnant beaucoup trop bien à mon
goût, la tentative était perdue d’avance.
Braver l’adversité et les obstacles innombrables liés à la fille-itude s’est avéré payant… je crois que je pourrais même m’y habituer. Parfois.
26 juillet 2007
*soupir*
Ça a beau faire cinq ans que
je suis partie explorer de nouveaux horizons, je n’ai toujours pas réussi à me
créer une peau de rhinocéros imparable qui empêcherait tout blues, homesickness
ou autre sentiment dans la même lignée de me rendre visite. Les mots anglais
sont bien meilleurs pour décrire ce sentiment d’ailleurs, j’ai du mal à le
retranscrire en français… Un manque, je suppose. Peut-être de la nostalgie, un
petit bout de spleen (qui pour être Baudelairien n’en est pas moins
anglais !), avec un petit quelque chose de vide. Le tout fonctionnant par
vagues…
17 juin 2007
I’m out !
Ça y est, c’est officiel, je
suis une Demi-Chez Moiienne à plein temps (enfin seulement parce que les
voyages professionnels ne comptent pas, hein, sinon on n’y arrivera jamais).
Jeudi fut une journée comme on les aime, j’ai passé la journée dans les cartons
à vider, trier, emballer, jeter, effacer, graver et j’en passe pour laisser un
bureau entièrement vide (je suis d’ailleurs très très fière du résultat, il n’y
a pas de petites victoires !). Et le soir, rebelote, finissage de valises,
vidage de poubelles, nettoyage de la maison (enfin d’une partie parce qu’il ne
faut non plus exagérer), quelques heures de sommeil et on est parti pour le
grand retour.
