08 avril 2008
Curatae, curatum, curistes…
Histoire de varier un petit peu les plaisirs, je suis
allée faire une demi-journée de cure de thalassothérapie… Après avoir commencé
à évacuer les toxines de la pourritude de ces derniers mois, de l’hiver, de la
grisaille, du « il faut » qui devient du « il faudrait »
puis du « il aurait fallu » par manque d’énergie aigüe, un après-midi
à me faire masser par de l’eau de mer me paraissait tout à fait indiqué. Certes,
je me pourrisgate, et autant en profiter !
La première demi-heure est un peu surréaliste quand on
passe du monde normal au monde où les gens se promènent en peignoirs plus
blancs que blancs, claquettes blanches, bonnets ressemblant à des slips sur la
tête, et le visage et gambettes qui en général ne ressemblent plus à
grand-chose au milieu de tout cette blanchitute. Ne ressemblent plus à
grand-chose car quand on ne voit pas les cheveux, que les visages ne sont pas
maquillés ni lunettés pour cause de trempage dans l’eau de mer récurrent et que
tout ce qui apparaît du corps de la personne sont deux mains, un cou quand il y
en a un et deux mollets, ça ne pardonne guère… Quand en plus on se rappelle que
la majorité de la population thalassothérapeutique (ah je l’aime bien, cet
adjectif, je le garde !) est en général un chouïa trop bronzée
artificiellement et un chouïa trop ridée, le niveau de glamour descend en chute
libre.
Après avoir surmonté le choc de la transition entre les
mondes, il faut ensuite se remettre du choc encore plus violent de se voir soi-même
avec un peignoir blanc, les gambettes qui dépassent et un slip sur la tête… Je
peux au moins me targuer de faire mon originale car côté rides et bronzage, ça
reste modeste, ouf. (Oui je sais je me vantais de mon bronzage il y a quelques
jours, seulement il faut savoir que tout est relatif, et que pour moi être
bronzée correspond à un joli ivoire dans l’échelle des blancs… Ce qui est un
progrès majeur quand on le compare au blanc fluorescent de départ. Ppppffff, il
faut vraiment tout expliquer).
Une fois ces deux étapes critiques franchies, vient le
temps de la béatitude. Le bonheur absolu du massage par tout plein de jets
d’eau de mer différents, avec des intensités différentes, sur tout le corps…
Massage au jet, puis en piscine, puis dans une baignoire… Avec pour finir
quelques longueurs dans la piscine d’eau salée et enfin un petit séjour au
hammam. Même la blanchitude en devient apaisante…
N’ayant jamais fait de latin mais ayant en revanche
consciencieusement appris l’alphabet grec, ma responsabilité ne peut être
engagée sur l’intelligence du titre, c’est entendu.
06 octobre 2007
Joli!
Excellent !
On était en train de passer une petite soirée tranquille dans un resto japonais
avec ma sœur quand on a entendu tout plein de gens crier dans la rue. Ma sœur boycottait
le match tant elle était terrorisée par le résultat, seulement les cris dans la
rue nous ont redonné espoir. Elle appelle mon frère aussi sec, découvre qu’on a
égalisé 13-13, et nous voilà parties à la maison au pas de course pour aller
voir la fin du match. Et quelle fin de match !
La soirée fût grandiose.
04 octobre 2007
...
On my way......

PS: Je n’aurais jamais cru m’identifier un jour à un chat
mais cette image montre bien l’état de délire euphorique dans lequel je me
trouve! Et oui.
26 juillet 2007
Feux d’artifice
Ce n’est pas une figure de
style, mais de vrais feux d’artifice que je vais avoir le plaisir de voir ce
soir ! Vu qu’il s’est arrêté de pleuvoir hier matin, et que l’été a l’air
d’avoir repris le dessus (en tout cas pour le moment, ne nous réjouissons pas
trop vite) on va même pouvoir profiter du spectacle dans des conditions
optimales. Etant particulièrement gamine quand il s’agit de feux d’artifice, et
ces feux d’artifice étant vraiment magnifiques, c’est la fête… Et ça rattrapera
un peu la séance de torture chez le dentiste qui a l’honneur de précéder ces
feux d’artifice.
Il y a une compétition tous
les ans, le mercredi et le samedi de la dernière semaine de juillet et le
mercredi et le samedi de la première semaine d’août. Chaque feu d’artifice
étant organisé par un pays différent, et conçu sur de la musique qui passe à la
radio en direct, au moment du feu d’artifice. Beaucoup de gens emmènent une
radio à la plage pour aller les regarder, ce qui donne une ambiance vraiment
géniale, entre les « oooooh » et les « aaaaah », la
musique, les rires et exclamations en tout genre, les pétarades des fusées, et
surtout, surtout, les fusées elles-mêmes ! Je vais rater celui de samedi
mais pour une fois, je vais voir les trois autres, ce soir étant le premier
soir de l’évènement.
Un aspect qui m’a beaucoup
impressionnée la première année, et me fait plutôt rire maintenant, c’est la
façon dont la police disperse la foule aussitôt le feu d’artifice terminé. Ils
ratissent la plage de façon systématique en poussant les gens vers la rue, et
braquent de lampes de poche super puissantes droit sur le visage des gens sans
doute pour faire passer le message que ça ne rigole pas, il faut partir, et
vite. Un ou deux hélicoptères de police avec des spots super puissants
survolent les plages et les éclairent. Je ne sais pas trop si c’est pour aider
les policiers qui sont sur la plage ou si c’est pour impressionner encore plus,
toujours est-il que c’est assez étonnant à voir la première fois ! Ça fait
presque partie du spectacle, maintenant…
25 juillet 2007
Groupie d'un soir
Hier soir, un lundi soir, oui oui, je suis sortie. Ce qui
est contre tous mes principes de bonnet de nuit. J’exagère un peu, je sors les
soirs de semaine, mais à condition d’être rentrée à 21h ou 22h dernier délai
sous peine de risque de gémissements intenses le lendemain, avachie devant mon
écran. Seulement un ami m’a offert un billet pour le concert de Dolores
O’Riordan, la chanteuse des… Cranberries. Et oui. Ce groupe absolument mythique
de mon adolescence que j’ai écouté en boucle pendant (presque) des années.
Impossible de refuser bien évidemment, je ne vois pas comment justifier le fait
de ne pas aller à un concert aussi mythique sous prétexte de boulot, c’est
contre nature.
Je me suis donc retrouvée à faire la queue à 19h30 devant
la salle de concert avec une amie, pour un concert qui devait commencer à 20h.
Jusqu’ici ça va. Sauf que… j’avais mal lu les petites lettres en bas du billet,
et c’était juste les portes de la salle qui ouvraient à 20h. On a donc attendu
sagement que le concert débute, ce qui est finalement arrivé à… 21h15. Avec une
première partie, comme de bien entendu. Puis une entracte. Pour finalement voir
arriver Godot, j’ai nommé Dolorès (enfin on a eu de la chance, vu que Godot,
lui, n’arrive pas si j’ai bien tout suivi) vers 22h15. Ouf !
L’attente valait la peine, elle a entamé le concert avec
Zombie, ce qui donnait bien le ton, et a alterné nouvelles et anciennes
chansons, absolument géniales dans les deux cas. Je me suis retrouvée quelques
années en arrière avec un énorme sourire imbécile aux lèvres, vu que je
n’aurais jamais imaginé voir un jour un concert des Cranberries (ou plus précisément
de leur chanteuse) ! Alors le léger souci c’est qu’on était tellement
crevées qu’on n’a pas tenu tout le concert, on a abandonné à 23h connaissant
d’avance le calvaire qui nous attendait le lendemain… Ma tentative de réincarnation en groupie n’a
donc pas été entièrement courronée de succès. Mais qu’est-ce que la soirée fût
belle !
08 juin 2007
Petites attentions luxueuses
Dans ces périodes de boulot
intense, on a des jours où toutes les catastrophes possibles et imaginables
s’accumulent sur notre tête, et des jours où tout a l’air de se gérer tout
seul, on navigue d’un extrême à l’autre. Et gérer une accumulation d’ennuis
n’est pas le bout du monde quand on a de l’énergie et du sommeil en réserve,
mais quand on arrive au bout de ses réserves, on a l’impression d’escalader
l’Himalaya. A la fin d’une de ces
journées que l’on aurait préféré éviter, je me suis assise dans le bureau de
collègues (et amis !) pour discuter de tout et de rien, et je dis sans y
penser que les 20 minutes de conduite pour rentrer chez moi me paraissent
complètement insurmontables. Et là, ni une ni deux, une amie me dit qu’elle
peut me ramener sans problème, et un ami qu’il passera me chercher le
lendemain. Et les deux me convainquent de laisser la voiture au bureau pour la
nuit.
Ces 40 minutes passées assise
sur le siège passager, avec la possibilité de relacher mon attention sans
crainte d’avoir le ciel qui me tombe sur la tête furent un magnifique cadeau.
Un de ces petits riens qui font toute la différence, et redonne le sourire.
11 avril 2007
Surprise tombée du ciel
C’est trop bien, il
pleut ! Si j’étais à Demi Chez-Moi je ne le verrai même pas, vu qu’il doit
pleuvoir à peu près un jour sur deux (ou alors c’est comme en Angleterre,
qu’une fois de temps en temps mais pendant un mois à chaque fois !), mais
je suis à Nulle Part, pays des neiges qu’on aurait cru éternelles…
Il pleut, ce qui veut dire
qu’il fait chaud, je peux même sortir sans bonnet et sans gants, c’est un vrai
bonheur, la neige fond, et surtout, surtout, la pluie va nous faire sauter
l’étape peu agréable de la fin de l’hiver… L’année dernière, la neige a fondu
assez tôt et la pluie a mis du temps à arriver, ce qui fait que l’on est passé
par une phase où l’intégralité du paysage était gris brun, laid, tristoune, et
tellement poussiéreux que l’on ne pouvait pas marcher la bouche ouverte au
risque d’avoir les dents qui crissent pendant deux bonnes heures après coup.
Non pas que je me balade tellement la bouche ouverte (enfin du moins pas en
connaissance de cause) mais imaginez qu’il me prenne l’envie étrange de
sourire, voire même rire, soyons fous, ou alors de discuter avec quelqu’un, n’est-ce
pas, ce n’est pas très facile la bouche fermée. Et faire des grands signes pour
dire à la personne de rentrer dans la maison la plus proche ou la voiture qui
passe pour discuter de tout et n’importe quoi, ça pourrait prêter à confusion,
quand même. J’aurais dû essayer, pour voir.
Bref, tout ça pour dire que la
pluie étant l’ennemi héréditaire de la poussière, j’ai bon espoir que les
collines passent d’enneigées à verdoyantes, pouf, comme ça ! Et en
attendant, toute la poussière qui commençait à envahir l’air ambiant - et par
extension, mes poumons - est clouée au sol, vaincue par ces goutelettes
bienvenues. Sans compter que la fin de l’hiver est la saison sèche, la saison
où les risques d’incendie sont les plus élevés par ici (concept très étrange,
c’est à l’opposé de la France ou de la Colombie Britannique), alors sauter
cette étape n’est pas pour me déplaire…
Note : La photo est d’avril
l’année dernière, quand c’était si sec…
27 mars 2007
Y'a du soleil!
Phénomène absolument incroyable et révolutionnaire, y’a
du soleil ! Oui oui, le vrai, l’unique, celui qu’on aime et qui s’est fait
si rare depuis octobre… Pour célébrer l’événement dignement, j’ai passé samedi
après-midi à chauffer mes vieux os au soleil, en déplaçant le lit devant la
fenêtre afin de toujours rester dans l’axe des rayons (je dois avoir des
origines cachées de lézard). Il paraît que les gens se baladaient en short
(ayant vu de mes propres yeux des gens se promener en claquettes alors qu’il
neigeait, ne pas en tirer de conclusion trop hâtive : il faisait chaud
pour ici, à savoir… entre zéro et +4 !).
Samedi soir les sites météos s’accordaient pour prédire
de la neige, très exactement entre 2 et 4 cm pour un site et entre 10 et 15 cm
( !!!) pour l’autre, seulement ils se sont tous les deux joyeusement
plantés et on a eu la bonne surprise de se lever non seulement sans neige
fraîche, mais en plus avec du soleil pour un deuxième jour d’affilée, c’est
Byzance ! Il a bien fallu que je me décide à sortir du coup, deux jours de
suite avec des températures correctes et du soleil, même moi je ne peux pas le
snober indéfiniment… C’est ainsi que se terminât l’hibernation.
Oh, je sais bien qu’il y a aura des rechutes avec
thermomètre en péril et neige à gogo, seulement ça y est, j’ai maintenant la
certitude que le printemps se cache quelque part pas si loin que ça, et
honnêtement, ça fait du bien.
16 mars 2007
Retournement de situation
J'allais râler, j’ai même écrit tout un blurb où je
râlais avec joie et jubilation (pas tout à fait non plus, un peu de sérieux),
et voilà que toutes mes récriminations s’écroulent ! Ce qui pose
d’ailleurs une grave question : vaut-il mieux être mécontent pour avoir le
plaisir de râler ou content mais frustré de la râlerie ? Toute une
philosophie. Je crois d’ailleurs avoir trouvé le meilleur des filons : je
râle de ne pas pouvoir râler tout en étant contente, le plaisir est double.
Le phénomène en question qui me fait philosopher si
philosophiquement étant le passage à l’heure d’été. Les Etats-Unis et le Canada
(enfin les provinces canadiennes qui changent d’heure, plus précisément) sont
passés à l’heure d’été avec trois semaines d’avance par rapport aux années
précédentes. Ce qui fait qu’après trois jours à enfin voir la lumière du jour
en allant bosser le matin, paf, je me retrouve une fois de plus à conduire dans
le noir. D’où le mécontentement (léger, léger, bien entendu) de ce matin.
Seulement ma journée fût fort longue (je travaille bien trop en ce moment et
j’ai peur que ça n’aille pas en s’améliorant, fichtre) et sortir du bureau à
point d’heure tout en voyant le soleil encore haut dans le ciel fait vraiment
super plaisir ! Ça console presque de la longue journée, et enlève toute
la fatigue d’un coup…
Et puis je vais
recommencer à voir les levers du soleil maintenant, ce qui n’est après tout pas
si désagréable que ça en y réfléchissant bien…
12 mars 2007
Clin d’œil de fin de journée
Juste pour le plaisir, une image de carte postale ou de
série télévisée avec un gros nuage blanc poudré, le soleil qui se cache
derrière et dissémine ses rayons avec parcimonie et soin du détail, et un beau
ciel bleu comme on les aime entre tous les petits nuages copains qui se
rassemblent à côté de maître mouton…

Evidemment le reflet dans la vitre de la voiture ainsi
que la route donnent une tournure toute particulière à la carte postale,
peut-être un style road trip, qui sait.