Petits riens essentiels

04 novembre 2010

Là, juste là

Quelques mots qui me viennent en vrac, au coeur de la nuit, et surtout sans trop réfléchir... 

Vivre, mourir, dormir, réfléchir, respirer, tomber, recommencer. Mourir aussi. Vivre encore surtout, vivre, vivre. 

Années charnières pour beaucoup qui m'entourent, pour moi aussi, clairement. Excitation de voir toutes ces nouvelles aventures se profiler à l'horizon, ces rencontres qui s'amorcent, ces amitiés qui se développent, ces envies qui s'affinent et s'affirment. Plaisir de voir la peur s'évanouir parfois, laissant place à l'envie, aux envies, et donnant une énergie folle pour tout simplement les réaliser. Découvrir que l'on peut, tout. 

Les libertés évoluent avec les années, elles sont moins provocantes et plus puissantes, elles touchent aux fondamentaux. S'épanouir dans ses libertés, quel bonheur. 

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26 avril 2010

Plus d'un an...

... plus d'un an sans écrire... Non que ma vie se soit passée de mots, seulement je crois que les petits riens n'ont guère eu la part belle ces derniers temps, et les choses importantes n'ont pas vraiment leur place par ici. En demi-teinte, peut-être, et encore, soigneusement dissimulées et déformées par de multiples tentures.

Que d'aventures, que d'aventures...

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17 février 2010

...

Freesia

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10 avril 2009

Des mondes étranges… (III)

Le plus compliqué à gérer – et le plus frustrant – étant de gérer les process de chacun de ces mondes. Chaque monde a son logiciel ou plus généralement, plate-forme de centralisation d’information virtuelle. Ce qui n’est pas simple à apprendre et à maîtriser, mais enfin soit. Seulement ces plate-formes n’ont bien entendu aucun lien et sont de toute façon de philosophie tellement différentes qu’il est difficile d’imaginer une unité ou une transition automatique de l’information. Il faut donc transférer les infos récupérées lors de l’étape 1 sur le plate-forme de l’étape 2. Manuellement. Puis de l’étape 3. Seulement le trou entre 1 et 2 est tel que l’on se rabat sur son vieil ami excel et que l’on finit par faire 1, 2 et 3 sur excel. Hérésie processuelle. Donc on guide sur excel, et charge sur 1. Puis sur 2. Et sur 3. Entre temps, 2 est tombé plus ou moins en friche, et 4 est apparu sur son beau destrier blanc dans le soleil couchant. On est content d’avoir son fichier excel qui nous permet de remplir 4 assez facilement. Seulement tadam, 2 ressurgit, c’était en réalité encore parfaitement applicable. On soupire et re-remplit 2. Ah, 3 change de version. Ouf, on n’est pas dans le champ d’application, fausse alerte. Ah si en fait c’est pour tout le monde. Fausse joie, soupir, on remplit. 4 est passe le cap et s’automatise. Bim, prière de toute retransférer sur la nouvelle version. Manuellement. On n’a pas pu automatiser mais c’est révolutionnaire et très facile d’utilisation. Soupir. On transfère. Etc, etc, etc.

Petit a. Toute protestation est inutile, au mieux, on a droit à la démonstration détaillée du pourquoi du comment expliquant à quel point c’est génialissime. Au pire, on se créé une réputation de grain de sable anti process.

Petit b. Le faire. Ni trop tôt, ni trop tard. Trop tôt, ce n’est pas débuggé, tout est destiné à d’abord, planter, puis, évoluer. Trop tard, on s’attire des foudres du process à l’affût de tout grain de sable.

Petit c. Dénicher les qualités suivantes – ou les acquérir, au choix. Patience. Energie. Patience. Diplomatie. Patience. Calme. Patience. Positivisme. Patience. Talents de communication. Patience. Efficacité. Patience. Philosophie. Patience. Energie.

Petit d. Découvrir que rire du système est le meilleur moyen de l’apprivoiser. Puis prendre le recul nécessaire pour identifier les avantages de chaque process, et les utiliser au mieux. Puis identifier les abérrations de chaque process, et apprendre à faire avec.

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09 avril 2009

Des mondes étranges… (II)

Creusons, donc. Ouvrons ces petites boîtes initiatrices d’un chaos organisé. Dans chaque petite boîte se situe un monde.

Un monde régi selon ses propres règles, et sujet à toutes les problématiques typiques des mondes : l’évolution, entre autre (et quelle plaie ce peut être, je déconseille vivement toute évolution trop rapide car là débute l’enfer des mises à jour. 4.0 est tout juste implémentée que l’on découvre que 6.2 est maintenant en vigueur. Et de mise. Etait d’ailleurs recommandé et facultatif jusqu’à il y a un mois. La déduction en découlant étant que cela fait un mois que l’on bafoue règles et process, en toute impunité).

La restructuration aussi, avec des problématiques assez similaires à l’évolution, mais appliquées à cet élément malléable qu’est l’humain et non plus à des logiciels et des process. Phénomène difficile à vivre pour les petits pions dans la boîte, et compliqué à gérer pour les interlocuteurs à l’interface de la boîte. Demande à A. A a disparu. Recherche, recherche, il existe un B. B refuse de te répondre. Amadoue, amadoue. B accepte de te répondre. B ne sait pas. B ne connaît pas le nom de C mais pense qu’il existe un C. Recherche, recherche. C se demande qui est B. C t’informe qu’après recherche, parler à B est hors process. C aimerait savoir qui est la personne t’ayant dit qu’il était possible de parler à B. Amadoue, amadoue. C pense que D pourra te répondre, en tout cas il est certain que D est l’interlocuteur défini par le process. Recherche, recherche. D te renvoie vers A. A a disparu…

La guérilla. Les grèves. Les apocalypses. La politique. Un rythme propre. Un vocabulaire précis. Un ton particulier. Un moyen de communication préférentiel. Liste non exhaustive.

(...)

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08 avril 2009

Des mondes étranges… (I)

Mon boulot est multiple et varié et a tout plein de bons côtés auxquels on s’attache, mine de rien, seulement on ne peut ignorer tout à fait ses idiosyncrasies. Une des étrangetés les plus frappantes étant le délirium qui s’empare de plus en plus de tout plein de gens estimant qu’il faut cadrer, structurer, organiser, border et surtout, surtout rester à la pointe en optimisant, optimisant, optimisant. En oubliant complètement et absolument qu’unifier, c’est pas mal, aussi.

Joie des boîtes matricielles, cette magnifique invention à l’origine des interfaces. Une matrice, c’est simple, cela consiste en tout plein de petites boîtes bien rectangulaires les unes à côté des autres. Qui changent en fonction des éléments les constituant. Un phénomène à cheval entre la philosophie et les mathématiques fondamentales : le contenant définit le contenu et pour autant n’existe que de par la définition et l’existence de son contenu qui lui-même redéfinit son contenant. Comme toute théorie qui se respecte, la définition est simple, l’application imparfaite. Toute formule physique ou mécanique en est l’exemple type : on commence par apprendre la formule dans l’hypothèse d’un monde parfait, et on la réapprend itérativement, chaque itération rapprochant la formule parfaite et donc tout à fait fausse, de la modélisation du réel – et la compliquant donc incroyablement à chaque étape de ce processus.

Tout cela pour en venir au fait assez simple que les boîtes qui se veulent alignées soigneusement et proprement les unes à côté des autres se chevauchent bien évidemment, et laissent parfois des espaces entre leurs angles. D’où la gestion des interfaces. Ou comment passer d’une petite boîte à une autre. Sans rater les espaces laissés vacants, et en prenant en compte les chevauchements pour que les process (mon mot préféré du corporate world) soient respectés selon les règles de chaque petite boîte.

Jusqu’ici, tout va bien, la situation me paraît claire, limite simpliste.

(...)

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07 avril 2009

...

Les paroles sont parfois superflues.

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06 avril 2009

Il est de ces voyages…

LMEt celui-ci fut un de ceux-là. Il ne dura qu’une grosse semaine, et pourtant il me parut en durer trois. C’est un voyage qui me fit, me fait et me fera réfléchir pour encore un bon moment, et sur tellement de niveaux. 

Découverte d’une ville magique, accueillante, chaleureuse, une ville où je suis arrivée un peu précautionneuse et dans l’expectative et où il ne fallut qu’un jour pour que je souhaite y poser mes valises un moment. J’aimerai habiter à Rio, un jour. Au moins y vivre un moment, si ce n’est pas quelques mois au moins quelques semaines, prendre le temps de vivre au rythme de la ville et de m’y créer des habitudes. Ces habitudes précieuses qui font que l’on s’apprivoise, la ville et moi. 

Ce voyage m’a remémoré tous les endroits où j’aimerai habiter, un jour. San Francisco, Rio, Lisbonne. New-York, Londres, Berlin. Rome, Barcelone. Bruxelles. Vancouver, Montréal. Portland. Marrakech. Paris. Il est bon de se rappeler de ses rêves, de se rappeler qu’ils existent. Qu’ils sont possibles. Et qu’on en vit déjà un dont on sait pourtant si mal profiter.

Ces quelques jours de découverte m’ont permis de découvrir et re-découvrir mes chers compagnons de voyage, ce n’est pas rien. Il est bon de réfléchir à ces mécaniques si précieuses et fragiles ainsi qu’au rôle que l’on y joue. Remettre en question des réflexes pas toujours heureux. Comprendre l’espace de chacun. Profiter de tous ces échanges. Me voilà avec de quoi réfléchir pendant quelque temps…

Ce fut aussi un voyage un peu magique de par son essence même, un mariage au bout du monde, perché sur une colline au soleil couchant, avec une assemblée assez fascinante. Je suis toujours un peu déconcertée par la perfection, j’ai tendance à trouver couacs, imperfections et vulnérabilités essentiels et attendrissants. La perfection manifeste de ce mariage ainsi que de ses convives m’inquiéta un instant jusqu’à ce que l’émotion manifeste du marié me rassure ! Ce fut un très beau mariage, avec beaucoup de jolies rencontres.

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24 mars 2009

Tapis

Idée débile, une fois de plus… J’ai acheté un tapis. Un super tapis de notre suédois préféré qui fait tout fabriquer en Pologne, soit dit en passant, noir et blanc, parfait. Le but avoué de ce tapis n’étant pas d’habiller le sol ni de faire joli, mon opinion quant aux tapis étant assez mitigée, mais tout bonnement d’amortir les clics clics sans doute insupportables pour mes voisins du dessous que font les griffes de mon chien sur le parquet. Attentionné de ma part, n’est-il pas ? Je suis la voisine parfaite, c’est dit. (Il serait plus exact de dire que je suis le cauchemar de l’immeuble, je plaide responsable mais non coupable, votre honneur) (mes voisins sont très compréhensifs, heureusement, sinon je serais déjà sur le troittoir avec toutes mes affaires) (enfin une voisine a bien essayé, mais les autres voisins s’y sont opposé, ouf).

Ceci dit la cause du tapis, a savoir la terreur tournoyante de la maison s’avère un danger public sur un tapis. Elle adore jouer dessus, ce qui est positif, en revanche du coup trouve très drôle de faire dérapage sur démarrage sur le tapis, et réussit la prouesse de le mettre en boule en environ deux secondes et demi. Ce qui est éminemment dangereux pour toute personne ayant l’idée étrange d’avoir posé un verre sur une table, elle-même sur le tapis. * soupir *

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22 mars 2009

Flashback

Etonnante découverte pourtant si prévisible… Il est de ces choses que l’on croit classées et qui ne sont qu’enfouies. Une réaction ou un sentiment suite à une situation, par exemple. On croit que l’on a enfin assimilé, que l’on ne vous y reprendra plus, et paf, un geste, une parole, un ton, un regard et tout revient. La sensation de malaise, le mal-être inhérent au rejet, la gaucherie provoquée par le jugement.

De même, on croit avoir oublié certaines lâchetés, certaines actions pourtant tellement inacceptables. On pense que tout cela appartient à une vie antérieure, bien éloignée de ces jours-ci. Que nenni. Il en faut tellement peu pour que la rancœur et l’écoeurement revienne, la colère n’est en réalité pas bien loin.  

Et quelle importance, pourtant. La vie a depuis longtemps repris le dessus, l’eau a coulé, le quotidien et le bonheur se foutent de toutes ces petitesses. Petitesses qui ne se laissent pas oublier si facilement, et s’amusent à rejaillir à la moindre faiblesse. Un jour, un jour…

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Fin »